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ISF, IFI… Un exil fiscal qui n’en finit pas





Le 18 Décembre 2018, par Paul Malo

Avec la fin de l’ISF et la mise en place de l’IFI, la saignée des fortunes et des talents est-elle finie ? Loin s'en faut...


Hémorragie de cerveaux et de financements

Pas besoin d’être riche pour vouloir s’exiler et quitter l'Hexagone ! La fuite des cerveaux, des talents, des chercheurs, vers des cieux plus cléments ou plus accueillant ne s’arrête pas. Comment chercher, innover, créer, quand il n’est pas possible, pas autorisé, de réaliser un retour sur investissement à la hauteur des risques pris ? Business angels, investisseurs, actionnaires…À force de fiscalité décourageante voire confiscatoire, de taux de prélèvements au-delà du bon sens, les porteurs de projets sont bien obligés d’aller voir ailleurs si l’herbe fiscale est plus verte, et le contribuable et l’investisseur moins tondus.

Bilan de cette hémorragie de cerveaux et de financements, qui prive la France d’autant de créations d’entreprises et d’emplois : le poids de la fiscalité repose sur un nombre de contribuables de plus en plus réduits. Travailler plus pour payer plus ? Au final, on parle mieux français à Uccle, en banlieue de Bruxelles, qu’à Paris… Ainsi depuis 18 mois et l’entrée en vigueur de l’IFI,  les mises en vente de biens immobiliers de plus de 1,5 millions d’euros ont littéralement explosé dans les zones géographiques concentrant le plus d’assujettis à l’ISF (+64% dans le 6e arrondissement parisien, +75% à Neuilly-sur-Seine…) .

Un poids fiscal des plus injustes

Selon les statistiques de la direction générale des impôts, 1% des foyers les plus aisés acquittent à eux seuls plus du tiers (37,3%) de l’impôt total payé par les Français, et ce alors qu’ils ne représentent que 8,1% des revenus déclarés. En se concentrant plus encore sur le sommet de la pyramide, les 0,1 des foyers les plus aisés acquittent 14,3% de l’impôt, pour 1,9% des revenus des Français.
Quant aux 0,01 des foyers les plus riches (3639 foyers au total), ils acquittent 5% de l’impôt total pour 0,4% des revenus. Conséquence de cette étrange répartition de la charge fiscale : si jamais ces 3639 foyers quittaient le pays, Bercy devrait augmenter l’impôt des contribuables français restant d’environ 5%.
 




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