Journal de l'économie

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ISF : un passif de 360 milliards d’euros pour l’Hexagone





Le 18 Décembre 2018, par Paul Malo

Faudrait-il rétablir l’ISF ? Seule contre 27, la France a, en le conservant pendant deux décennies, littéralement saigné son économie.


Une perte de 360 milliards d'euros pour l'économie

Le rétablissement de l'impôt sur la fortune a fait partie des revendications des Gilets Jaunes. Mais cela ne tient-il pas avant d'une certaine ignorance du fonctionnement de l'économie, presque d'un réflexe conditionné ? Au fond, l’Impôt sur la Fortune était un vestige du programme commun du gouvernement de 1981. Une folie fiscale d’un autre âge,  faute de pouvoir nationaliser l’économie, qui faisait sourire nos voisins et concurrents. A tel point que, pour échapper à ce véritable  « rideau de fer fiscal », nombreux sont ceux qui finissaient par, bon gré mal gré, par se résoudre à quitter l’Hexagone. Laissant ceux qui restaient assumer les recettes fiscales.

Mais jusqu’à quel point l’ISF a-t-il littéralement saigné l’économie française ? Quelques chiffres permettent de le calculer. Ainsi, la Suisse représentait, selon la direction des impôts, 16% des départs, soit environ 2000 familles françaises fortunées. Selon, les calcules de Natixis et Booz & Cie, les capitaux détenus par ces familles représente plus de 60 milliards. Mais si la Suisse n’accueillait que 16% des exilés fiscaux pour 60 milliards de capitaux, l’addition est simple : ce sont 360 milliards d’euros de capitaux que l’ISF a fait fuir de France. Autant de sommes qui n’ont ni créé d’emploi dans le pays, ni contribué aux recettes fiscales.

 




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