Journal de l'économie

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Immobilier : des taux de crédit toujours plus faibles





Le 3 Mars 2021, par François Lapierre

Les taux de crédit immobilier en ce début d'année frôlent les niveaux plancher enregistrés à la fin 2019. Une bonne affaire pour les acheteurs, mais les durées d'emprunt ont tendance à rallonger.


Baisse continue depuis juillet

En février, les taux moyens pour les crédits immobiliers se sont établis à 1,14 %, d'après l'Observatoire Crédit Logement CSA qui fait autorité sur le marché. Si l'on excepte le mois de janvier durant lequel la moyenne n'avait pas évolué, les taux reculent depuis juillet dernier. Fin 2019, la moyenne était descendue à 1,11 %, un plancher qui est quasiment celui que nous retrouvons le mois dernier. Le crédit immobilier est donc de plus en plus accessible, mais l'Observatoire observe que la durée d'emprunt rallonge.

Celle-ci s'est ainsi établie à 232 mois (soit 19 ans et 4 mois) en février, alors qu'elle avait été de 227 mois au mois de janvier. Plus de la moitié des emprunts, 54% précisément, ressortent des crédits à rembourser sur 20 et 25 ans. En revanche, la part des crédits entre 10 et 15 ans est particulièrement réduite. L'Observatoire indique par ailleurs que tous les groupes d'emprunteurs bénéficient du mouvement de baisse des taux, à la différence de ce qui avait été constaté au mois de janvier.

Des conditions moins favorables

Cela signifie que les ménages les moins aisés profitent eux aussi des taux de crédit abordables, tout autant que les ménages les plus fortunés (plus de trois fois le smic). Malgré tout, il reste toujours compliqué d'emprunter, en dépit du desserrement des conditions d'octroi qui permettent à une banque d'augmenter le taux d'endettement jusqu'à 35%. Mais l'apport nécessaire pour décrocher un crédit reste une barrière et les prix des biens ne font qu'augmenter.

Faut-il craindre une remontée des taux du crédit immobilier ? Les taux d'emprunt d'État sont dans le vert depuis la fin février, ce qui va augmenter le coût des intérêts pour les banques. Une hausse moyenne, de 10 points de base pour certaines d'entre elles, est donc à craindre. Et elle pourrait se répercuter sur les taux de crédit.



Tags : stellantis

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