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Invader, envahisseur de l’espace urbain





Le 24 Mai 2019, par Bérénice Muller

Le street artiste français Invader, de son vrai nom Franck Salma est le créateur des Space Invaders. La galerie Over the Influence, située à Hong Kong, le représente. Ses créations sont présentes un peu partout dans le monde, 3 712 (en janvier 2019) dans soixante-dix-sept villes.


Ce qu’il appelle L’Invasion débute en 1996 à Paris, à côté de la place de la Bastille. Ce premier Space Invaders a été recouvert d’une couche d’enduit pour le conserver. Il s’est inspiré du jeu vidéo du même nom, dans lequel il faut lutter contre une invasion alien. Cet ancien élève des beaux-arts se définit comme un hacker de d’espace public. Les Space Invaders sont réalisés avec de la mosaïque et rejoignent le pixel art. Ils sont exposés sur les murs des villes à environ trois ou quatre mètres du sol.

De l’expression artistique au jeu vidéo

Invader crée un jeu qui consiste à prendre en photo les Space Invaders croisés dans la rue. Chacune des mosaïques vaut un certain de nombre points : entre 10 et 100. Chaque ville a aussi un score calculé en fonction du nombre de Space Invaders et du nombre de points qu’ils valent. L’application s’appelle Flash Invaders.

L’artiste a longtemps choisi d’apparaître masqué sur ses interviews pour pouvoir aller à ses propres expositions sans être remarqué.
Il choisit ses spots en fonction du nombre de personnes qui pourront les voir. Il préfère donc les lieux où il y a beaucoup de passage. Il expose ses œuvres sur les murs pour qu’elles soient accessibles à tous et compare sa recherche à de « l’acupuncture urbaine ». Dans 99 % des cas, il n’a pas d’autorisation, mais très peu de plaintes de la part des propriétaires des murs.

Victime de son succès

Il y a quelque temps, une vague de vols de Space Invaders a sévi. Les voleurs tentaient de décoller les mosaïques, mais les détruisaient à cause de la solidité des colles ou ciments utilisés ainsi que la fragilité des carreaux de mosaïque. Ils les reproduisaient ensuite avec leurs propres carreaux de mosaïque avant de les revendre au marché noir.

L’artiste a exposé partout autour du monde : Rome, Paris, Los Angeles, Melbourne, Londres, New York.

Avec le temps, Invader décide d’aller au-delà des Spaces Invaders en créant, toujours en mosaïque et sur les murs des villes, de nouveaux motifs comme Spider Man, La Joconde, Mega Man, la Panthère rose ou bien inspirés de Star Wars. Les œuvres situées à Hong Kong s’inspirent plus des arts martiaux et de la culture chinoise, se drapant de teintes or et rouges.

Le 4 avril dernier, Invader présentait une collection capsule avec la marque de Shepard Fairey, Obey. La collection comprend trois t-shirts différents et deux sweats. Une affiche de la collaboration était également disponible, uniquement en boutique (Paris 3e arrondissement).
 


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