Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

L’A400M s’est-il définitivement crashé ?





Le 11 Mai 2015, par

L’avion de transport militaire européen A400M s’est-il définitivement crashé à Séville ce samedi 9 mai ? Sans doute pas, mais le coup est rude, non seulement par le drame humain engendré par l’écrasement (4 morts et 2 blessés), mais aussi par les questions qu’il fait surgir.


(c) Shutterstock/EconomieMatin
(c) Shutterstock/EconomieMatin
Car l’A400M est parti sur de bien mauvaises bases. Imaginé pour concurrencer les avions de transport américains dont les armées européenne sont particulièrement friandes, le nouveau né d’Airbus doit remplir les tâches les plus polyvalentes : il doit être capable de transporter jusqu’à 37 tonnes de matériels sur une distance de 3 300 km, et se poser sur n’importe quel type de sol.

Mais les difficultés et les obstacles ont été innombrables sur la route de ce gros porteur militaire. Lancé en 2003, le projet a connu des années de retards, de lourdes réorganisations internes, et un dépassement budgétaire énorme de 8 milliards d’euros, portant le budget de ce programme à 28 milliards d’euros ! De quoi faire tiquer les pays qui ont passé commande.

Plusieurs ont d’ailleurs bruyamment fait connaître leur mécontentement devant les atermoiements d’Airbus. Tom Enders, le PDG d’Airbus, a dû s’excuser auprès de la RAF britannique devant les délais à rallonge, le groupe a aussi dû faire amende honorable devant la Turquie, fâchée de ne pas recevoir ses premières commandes. Quant à la France, elle continue de soutenir un projet dont elle est la première cliente.


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur

Tags : airbus

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising







Les entretiens du JDE

Les entretiens du JDE

Entretien avec Ignacio de la Torre : "Nous vivons le début de la fin de « l’argent bon marché » !"

Fabrice Lépine, DG de Wonderbox : "Nos partenaires sont les premiers ambassadeurs de notre marque"

Vincent Stellian, président de Quietalis : « Nos clients et nos partenaires nous font confiance parce que nous sommes indépendants »

Citelum veut "prolonger la vie au-delà de la tombée de la nuit." Jean-Daniel Le Gall, directeur général adjoint.

Agriculture : le printemps européen du ministre Stéphane Travert

Olivier Maes, le monde comme territoire de marque.

Homelike Home, la Dream Team de la chasse immobilière en France

Mode : la vraie révolution digitale a juste démarré
















Rss
Twitter
Facebook