Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

L’État et les buralistes profitent à plein de la hausse des prix du tabac





Le 17 Janvier 2019, par La Rédaction

La hausse d’un euro sur les prix du tabac pratiquée en mars dernier n’a finalement eu que des effets positifs : la consommation a baissé, les caisses de l’État en ont profité… tout comme les buralistes !


En mars 2018, les prix du tabac augmentaient de 15% (environ 1 euro sur le paquet de cigarettes), marquant ainsi la volonté du gouvernement de combattre la consommation et de pousser les fumeurs à arrêter. Selon BFM Business, les résultats sont au rendez-vous. Les ventes ont en effet reculé de 9,3% l’an dernier, d’après les statistiques publiées par le distributeur Logista. Mais cette baisse des ventes a été plus que compensée par la hausse des prix : les recettes de l’État sur les taxes sur le tabac ont augmenté de 702 millions d’euros. Le gouvernement prévoyait une progression de 510 millions, c’est donc 200 millions de plus qui sont entrés dans les caisses publiques.

Quand on regarde produit par produit, la taxation des cigarettes a engrangé 485 millions d’euros de recettes en 2018 ; 211 millions sur le tabac à rouler ; 25 millions sur les cigares ; 27 millions sur les autres produits du tabac comme la chicha ou le tabac à pipe. Les taxes représentent 83% du prix de vente du tabac ; en tout et pour tout, celles-ci ainsi que la TVA ont permis de récolter des recettes de 15 milliards d’euros… du jamais-vu qui rapporte aussi aux buralistes.

Les bureaux de tabac ont obtenu une hausse de leur commission, qui est passée de 7,5% à 7,7% au 1er janvier 2018. S’ils ont subi une baisse des volumes de 9,3%, ils ont cependant profité de la hausse du chiffre d’affaires tiré de cette activité : les quelque 23 000 buralistes ont ainsi gagné 1,5 milliard d’euros, soit 104 millions de plus qu’en 2017. Reste désormais à endiguer la contrebande de tabac, qui prend une ampleur un peu plus forte à chaque hausse des prix.



Tags : tabac

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

Guerre économique : « c’est un leadership mondial qui se joue »

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF

Pierre Bergounioux : « Les gouvernements, de droite comme de gauche, ont accompli le tour de force, depuis un demi-siècle, de ne rien changer à l’ordre des choses »

Marc Lazar : « La peuplecratie, c’est l’idée que la souveraineté du peuple est sans limites ».

Guillemette Devernois : « Maladies rares : Il faut s’emparer des avancées de la recherche scientifique »

« Appel à la guérilla mondiale »










Rss
Twitter
Facebook