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L'UFC-Que Choisir demande aux assureurs automobiles de rétrocéder 2,2 milliards d'euros





Le 27 Avril 2020, par La rédaction

L'UFC-Que Choisir demande aux assureurs automobiles de rétrocéder plus de 2 milliards d'euros sur les cotisations, en raison des mesures de confinement et de restriction des déplacements.


Moins d'accidents, moins d'indemnisations

Chaque année, les consommateurs déboursent près de 500 euros par véhicule au titre de leurs cotisations d'assurance automobile. L'association rappelle que 68% des primes sont affectés à l'indemnisation des sinistres : la baisse du trafic sur les routes et par conséquent celle des accidents profite « à plein » aux assureurs. Les restrictions en période de confinement limitent les déplacements des automobilistes et « la fréquence des accidents corporels a chuté de 91% et devrait rester durablement en deçà de sa moyenne historique », selon l'UFC-Que Choisir. La Maif et la Matmut ont d'ailleurs déjà consenti à un geste commercial en direction de leurs clients. L'association a imaginé trois scénarios de reprise du trafic, estimant le montant de la baisse des indemnisations versées par les assureurs entre 1,4 à 2,3 milliards d'euros.

Qui dit baisse des indemnisations implique une baisse des cotisations : « les assureurs doivent diminuer davantage le montant des primes », selon l'UFC-Que Choisir, dont le scénario médian de réduction des primes est de 2,2 milliards d'euros. Cela représente 50 euros par automobile, et 29 euros par moto. « Cette démarche est pleinement légitime puisque la loi prévoit que les assurés peuvent obtenir une réduction du montant de leur prime en cas de diminution du risque au cours de leur contrat », rappelle l'organisme.

Baisse de primes

C'est pourquoi l'UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics, et en particulier au ministère de l'Économie d'imposer aux assureurs automobiles la rétrocession des économies liées au confinement. Ces baisses de primes permettront de « conforter » le budget des ménages, mis à mal dans la situation actuelle. Les salariés sont en activité partielle, les heures supplémentaires sont supprimées, sans oublier la perte de ressources pour les travailleurs indépendants et les précaires.

Du côté des assureurs, la prudence prévaut. Chez Axa, on indique qu'il est encore trop tôt pour mesurer l'impact du confinement. Il pourrait y avoir une hausse des accidents au second semestre, avec des automobilistes plus nombreux sur les routes (la voiture étant préférée au train ou à l'avion pour éviter les contaminations). Les automobilistes devront donc attendre pour savoir s'ils peuvent espérer un geste.



Tags : assurances

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