Journal de l'économie

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L'UFC-Que Choisir veut faire le ménage dans les offres de location longue durée





Le 22 Janvier 2020, par Olivier Sancerre

L'UFC-Que Choisir part en guerre contre les offres de location longue durée d'appareils électroménagers. L'association de consommateurs déplore les excès de ces contrats qui semblent avantageux, mais qui ne le sont pas du tout.


Des contrats pas si avantageux pour les consommateurs

Ces contrats de location longue durée (LDD) sont très à la mode auprès des grandes enseignes de distribution (Fnac, Darty, CDiscount, Boulanger…). Ils permettent aux consommateurs d'utiliser des appareils électroménagers à des prix qui paraissent très avantageux, de l'ordre d'une dizaine d'euros par mois. Mais les produits loués doivent être restitués en fin de contrat, et surtout le montant total est bien plus élevé que le prix de l'appareil. L'UFC-Que Choisir donne des exemples saisissants : un micro-ondes normalement vendu 316 euros coûte en fin de contrat LDD 731 euros, soit 130% de plus que le tarif au comptant. Il en va de même pour un réfrigérateur (+58%), un ordinateur (+150%), un smartphone (+65%).

Par ailleurs, le consommateur est susceptible de se voir facturer des frais supplémentaires de réparation ou de remplacement à neuf si l'appareil n'est pas restitué en « état neuf ». Ce qui est quasiment impossible après plusieurs années d'utilisation… Et seul le loueur de l'appareil peut en apprécier l'état, ce qui ouvre la porte à toutes sortes d'abus.

Possibilité d'aller en justice

Le distributeur n'a de plus aucune obligation d'indiquer le coût total, son prix avec l'application des taux, ni d'avertir sur le risque d'un endettement excessif. Le consommateur est dans l'impossibilité de comparer les modes de financement. Par ailleurs, l'argument environnemental n'est guère plus recevable : les produits sont renouvelés trop vite, comme ce micro-ondes à changer dans les 4 ans alors que sa durée de vie est de 9 ans.

L'UFC-Que Choisir demande au régulateur de mettre en place un cadre législatif similaire à celui qui régit le crédit à la consommation. L'association exige aussi un plafonnement tarifaire sur le coût total de la location et sur les frais de résiliation ainsi que la mise en œuvre d’une information précontractuelle standardisée pour permettre aux consommateurs de faire jouer la concurrence. L'organisation met en demeure plusieurs distributeurs de purger leurs contrats des clauses jugées abusives, et elle pourra porter l'affaire en justice si rien n'est fait.



Tags : consommation

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