Journal de l'économie

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L'économie française a progressé de 3% au troisième trimestre





Le 1 Décembre 2021, par Olivier Sancerre

L'Insee confirme la grande forme de l'économie française et son estimation de croissance de 3% pour le troisième trimestre. Une progression largement due à la consommation des ménages, souligne l'institut.


La consommation tire la croissance vers le haut

Après une progression de 1,3% au deuxième trimestre, l'activité économique française s'est encore accélérée durant l'été : l'Insee a en effet enregistré une croissance de 3%, confirmant ainsi l'estimation publiée au mois d'octobre. Ce faisant, l'économie française revient pratiquement à ce qu'elle était avant le déclenchement de la pandémie : le produit intérieur brut revient « quasiment à son niveau d'avant crise », selon l'Insee. En fait, elle est inférieure de 0,1% par rapport au niveau du quatrième trimestre 2019.

C'est la consommation des ménages qui a tiré la croissance vers de nouveaux sommets. Les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 5%, après avoir déjà enregistré une hausse de 1,3% durant le précédent trimestre. De fait, ces dépenses contribuent pour 2,5 points à la croissance du PIB, souligne l'Insee. Les consommateurs ont pu s'appuyer sur un revenu brut disponible en hausse de 0,8% cet été, un chiffre qui augmente encore après +0,6% au printemps.

De l'argent toujours disponible

En revanche, si la masse salariale reçue par les ménages a augmenté de 4,4% durant le trimestre, le revenu des entrepreneurs a fondu de 5,4%. C'est le résultat de la baisse des aides publiques et notamment du fonds de solidarité. Mais ce n'est pas tout, l'économie française a pu compter aussi sur la vigueur des exportations, en hausse de 2,3% après une augmentation de 1,2% au deuxième trimestre. Les importations restent stables après une hausse de 1,7%.

Ces bons chiffres doivent néanmoins être analysés à la lumière de l'inflation qui s'est accélérée au troisième trimestre : +0,7%. L'Insee relève également une augmentation des cotisations et des impôts, et un recul sur le front des prestations chômage et d'arrêt maladie. Le taux d'épargne diminue quant à lui de 3,8 points : il est de 17,5% contre 21,3% au deuxième trimestre. Malgré tout, il demeure « encore supérieur à son niveau moyen de 2019 », qui s'établissait à 15%.



Tags : croissance

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