Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

L'« exit tax » sera supprimée en 2019, assure Emmanuel Macron





Le 2 Mai 2018, par Olivier Sancerre

Emmanuel Macron est qualifié de « leader des marchés libres » par le magazine américain Forbes, dont il fait d'ailleurs la couverture. Le chef de l'État en profite pour annoncer la fin de l'« exit tax ».


Cette taxe a été mise en place par Nicolas Sarkozy en 2011. Elle touche les contribuables ayant 800 000 euros de patrimoine en actions ou en obligations, ou qui détiennent plus de 50% du capital d'une entreprise. Elle frappe ceux qui voudraient transférer leur domicile fiscal hors de France, en fonction des plus-values générées par les actions, les obligations et les participations dans des entreprises versant des dividendes. Il s'agissait alors de mettre un frein au départ de patrons — souvent en Belgique, à la fiscalité plus accueillante — qui souhaitaient vendre leur société.

L'« exit tax » implique qu'au-delà d'un certain seuil, « vous allez être pénalisé si vous quittez le pays ». Ce qui pose un problème aux start-ups françaises : la plupart d'entre elles considèrent la France comme moins attractive qu'ailleurs dans le monde. De fait, elles décident de se lancer à partir de zéro « depuis l'étranger, rien que pour échapper à cette taxe ». « Les gens sont libres d'investir où ils veulent : si vous êtes capable d'attirer des investisseurs, tant mieux pour vous, mais si vous n'y arrivez pas, alors il faut pouvoir divorcer », explique le chef de l'État.

Emmanuel Macron poursuit sa métaphore sur le mariage : si on veut se marier, on ne devrait pas avoir à expliquer à son conjoint que « si tu m'épouses, alors tu ne pourras jamais divorcer ». « Je suis pour que l'on soit libre de se marier, mais aussi de divorcer », indique-t-il. Cette suppression de l'« exit tax » est donc un moyen de renforcer l'attractivité de la France, alors qu'elle n'est pas particulièrement bonne pour les finances publiques, selon lui. L'objectif en bout de course, c'est de « réduire le coût de l'échec entrepreneurial », ce qui est « le meilleur moyen d’encourager les entrepreneurs à essayer et à réussir ».



Tags : taxe

Nouveau commentaire :
Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Prospective | Industrie immobilière | Intelligence et sécurité économique - "Les carnets de Vauban"



Les entretiens du JDE

Institut Sapiens : « Les concessions autoroutières préservent l’intérêt général »

​Jean-Luc Favène, Directeur Général de Lissac : "Notre modèle de franchise à tout pour séduire indépendants et primo-franchisés"

Quand Wall Street revêt les ailes d’Icare

La France doit consacrer l’importance stratégique d’une filière de l’hygiène

Sacha Lazimi (Yubo) : « En termes de communauté, nous sommes la première application sociale 100 % made in France »

Relance économique : de la nécessité d’intégrer la sécurisation des échanges inter-entreprises

Le chômage américain baisse… si vous excluez les CDD

TwentyTwo Real Estate: "agilité et rigueur face au risque" (Daniel Rigny)













Rss
Twitter
Facebook