Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

L'impact du coronavirus fait baisser les prix des carburants





Le 8 Mars 2020, par Olivier Sancerre

Le coronavirus perturbe fortement l'activité économique et de facto, la consommation de pétrole dans les pays touchés par l'épidémie. Les prix de l'essence sont en baisse.


Baisse continue des prix de l'essence

Depuis mi-janvier, les prix de l'essence dans les stations service sont en baisse constante, et significative. Le site carbu.com a relevé un gazole à 1,372 € du litre, en baisse de 2,8 centimes sur une semaine, et de 4,9 centimes sur le mois. Quant au sans-plomb 95 (E10), il s'affiche à 1,445 € le litre, c'est 3 centimes de moins qu'il y a une semaine et de 4 centimes sur le mois. Des prix à la pompe orientés à la baisse et qui devraient le rester à moyen terme suite à l'échec des négociations entre l'Opep et la Russie. Depuis l'éclosion de l'épidémie de coronavirus, l'activité économique dans les pays touchés s'est ralentie, ce qui a un impact global sur les prix du pétrole.

Vendredi 6 mars, les pays producteurs de pétrole regroupés sous la bannière de l'Opep et la Russie devaient se mettre d'accord sur une nouvelle limite de la production. L'objectif était de la réduire de 1,5 million de barils afin de soutenir les cours, malmenés depuis plusieurs semaines en raison d'une économie mondiale qui tourne au ralenti. Malheureusement pour ces pays, ils ne sont pas parvenus à trouver un accord, Moscou en particulier s'opposait à une nouvelle restriction de la production.

Mésentente au sein de l'Opep

L'Opep a donc décidé de supprimer purement et simplement toutes limites à sa production, ce qui a contribué à faire chuter les cours du pétrole de 10%. L'Arabie saoudite, premier producteur de pétrole au monde, a fortement baissé ses prix pour le mois d'avril : le baril pour les États-Unis recule ainsi de 7 dollars par rapport à mars, celui destiné à l'Asie baisse de 6 dollars, le baril pour l'Europe du Nord et de l'Ouest baisse de 10,25 dollars. 

Dans ces conditions, rien de plus normal que de voir chuter les cours du pétrole, ce qui profite logiquement aux automobilistes. Il y a d'ailleurs fort à parier que ce mouvement à la baisse se poursuive, du moins jusqu'à ce que l'activité reprenne après l'épisode du coronavirus. Mais peut-être que les pays producteurs de pétrole finiront par s'entendre et reprendront leur politique de réduction de la production d'ici là.



Tags : pétrole

Nouveau commentaire :
Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Prospective | Industrie immobilière | Intelligence et sécurité économique - "Les carnets de Vauban"



Les entretiens du JDE

Schoolab Entreprise à Mission ou comment concilier Business et enjeux sociétaux

Violence policière est fait divers

Marie Legrand, directrice générale d'Audio 2000 : "Audio 2000 s'est construit autour des valeurs de professionnalisme, d'innovation et d'accessibilité "

Le MoHo : un collectif pour changer le monde !

Couvre-feu : « leur » monde à l’envers

L’intégration des étrangers de France : du mythe à la réalité.

La fin du franc CFA : un livre qui bouscule les idées reçues.

C’est pire qu’un crime, c’est une faute













Rss
Twitter
Facebook