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La France fait un grand pas vers le stockage de CO2 sur son territoire





Le 29 Avril 2024, par François Lapierre

Le gouvernement a lancé un appel à manifestation d'intérêt pour le stockage de CO2 en France. Cet appel, qui s'adresse principalement aux opérateurs de gisements d'hydrocarbures et aux propriétaires de sites épuisés, marque une étape clé dans la stratégie nationale de gestion du CO2.


L'enjeu économique et environnemental du stockage de CO2

Les entreprises intéressées doivent se manifester avant la fin du mois de juin, a précisé le ministre de l'Industrie, Roland Lescure lors de sa visite à Technip Energies à Sens. La phase initiale du projet impliquera des tests de sécurité pour s'assurer que les sites peuvent supporter le stockage de CO2 à grande échelle. 

Ces tests, financés par les fonds France 2030 à hauteur de 20 à 30 millions d'euros, débuteront début 2025 et concerneront 4 à 5 projets. L'objectif est de vérifier la capacité des anciens puits à être reconditionnés sans risque.

En parallèle, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a estimé le potentiel de stockage à environ 800 millions de tonnes de CO2, ce qui représenterait près de 50 ans de stockage selon les besoins actuels des industriels. Cette capacité pourrait être revue à la hausse d'ici l'été, moment où la stratégie complète du gouvernement devrait être publiée.

Accélérer le cadre légal

L'administration travaille également à simplifier et accélérer le cadre légal entourant la délivrance des permis de stockage. L'objectif est de réduire de moitié le temps nécessaire pour compléter les étapes réglementaires, ce qui inclut l'obtention des permis d'exploitation transformés et des autorisations environnementales. Cette accélération est jugée nécessaire pour répondre à l'urgence climatique et à l'impératif d'arrêter totalement l'exploitation des hydrocarbures sur les sites concernés.

Le dialogue avec les populations locales est également une priorité. Les autorités souhaitent assurer l'acceptabilité des projets par les communautés locales, souvent déjà familiarisées avec les enjeux industriels liés aux sites d'hydrocarbures. La question du transport du CO2 depuis les zones d'émission jusqu'aux sites de stockage, qui sont éloignés des grands bassins industriels, est aussi cruciale et fait l'objet de projets spécifiques.

Enfin, la France ne ferme pas la porte à la coopération internationale. Des accords sont en cours de finalisation avec plusieurs pays européens, et un dialogue est maintenu avec la Norvège pour exploiter les capacités de stockage en mer du Nord. Ces démarches sont vues comme complémentaires à l'initiative nationale, offrant des solutions à court terme en attendant la mise en service des capacités françaises.




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