Journal de l'économie

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La Réserve fédérale souffle le chaud et le froid sur les marchés financiers américains





Le 26 Septembre 2013

La soirée du 19 septembre 2013 a été celle de l’étonnement dans le monde de la finance mondiale. Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale des États-Unis, a en effet annoncé sa décision de poursuivre sa politique de rachat de bon du Trésor. Cette politique – communément désignée sous le nom de quantitative easing (QE), ou politique d’assouplissement monétaire – revient en fait pour la FED à diffuser de grandes quantités de liquidités par le biais de rachat de titres sur les marchés financiers américains.


La Réserve fédérale souffle le chaud et le froid sur les marchés financiers américains
Initialement, l’équipe de Ben Bernanke a justifié l’emploi de cette mesure de soutien aux marchés financiers en invoquant ses vertus contracycliques. Le but de la manœuvre est en effet de mettre des liquidités à disposition des acteurs économiques à une époque où celles-ci se font rares. En d’autres termes, la FED a émis plusieurs centaines de milliards de dollars depuis novembre 2008 afin d’aider l’économie américaine à se remettre de la crise économique.
 
Après avoir reconduit deux fois sa politique d’assouplissement monétaire, la Réserve fédérale s’est finalement lancée dans un troisième QE. L’institution rachète ainsi, depuis décembre 2012, entre 40 et 85 milliards de titres par mois. Si le terme de ce « QE 3 » pas été formellement déterminé, la FED avait néanmoins déclaré qu’elle y mettrait un terme quand elle estimerait que l’économie américaine aurait renoué avec des bases saines et suffisantes pour assurer une reprise solide.
 
Pour nombre d’acteurs économiques, à commencer par les opérateurs financiers, la décision de Ben Bernanke de reconduire la politique d’assouplissement monétaire sonne donc comme un aveu d’échec face à la crise. À en croire les gestes de la sacro-sainte Réserve fédérale, l’économie américaine est encore fragile. Cette interprétation de la décision de Ben Bernanke a en effet été à l’origine d’un refroidissement sensible sur les marchés financiers dans les quelques jours qui ont suivi les déclarations du banquier central sur la place publique.




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