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La chute de la production automobile française





Le 25 Novembre 2019, par Olivier Sancerre

La production industrielle de la France a dévissé, d'après une étude de l'Insee, marquant ainsi la désindustrialisation du pays. En cause, le secteur automobile.


La France tombe de la 2e à la 5e place en 5 ans

Selon une étude de l'Insee portant sur la période 2011 à 2016, la France est passée du second rang européen en termes de production automobile, à la cinquième place. En 2016, l'Hexagone pesait 6,7% de la production automobile, très loin derrière l'Allemagne dont la part a augmenté : elle est passée de 40,6% en 2000 à 44,5% seize ans plus tard. L'Hexagone est derrière des pays comme l'Italie (7,2%), l'Espagne (7,4%) et le Royaume-Uni (8,2%). L'institut des statistiques relève que la France n'est pas parvenue à récupérer son niveau d'avant la crise financière de 2008 (les choses ont peut-être évolué depuis 2016, cependant).

« La production automobile française est désormais la cinquième de l'Union européenne », note l'Insee, qui indique une perte de vitesse en particulier depuis 2008. Comment expliquer ce recul ? Il faut tout d'abord savoir que l'industrie automobile pèse 55 milliards d'euros en France, que ce soit en fabrication de véhicules, mais aussi en pièces en tout genre (embrayages, boîtes de vitesses, etc.). Cette valeur accuse une tendance à la baisse, au fur et à mesure que la production française glisse vers d'autres pays, en raison entre autres du coût de la main d'œuvre.

Les pays de l'Est triplent leur part dans la production européenne

Les pays de l'Est ont ainsi vu leur part multipliée par trois entre 2000 et 2016 : ils pèsent désormais 16,5% du total de la production automobile européenne, alors qu'ils n'en représentaient que 5,2% en 2000. Le poids de la production française a, dans le même temps, été divisé par deux (13,1% en 2000). Les marques étrangères importées en France ont provoqué une perte de vitesse de l'industrie automobile tricolore : les constructeurs étrangers produisent peu en France.

Par ailleurs, les groupes automobiles français ont tendance à internationaliser leur production, ce qui réduit la balance commerciale. Les véhicules des marques françaises fabriqués à l'étranger, qui sont vendus dans les pays de production, empêchent les exportations de véhicules assemblés en France, ce qui là aussi a un impact négatif sur les échanges.



Tags : automobile

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