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La santé financière de BlaBlaCar serait fragile





Le 31 Mars 2018, par Anton Kunin

Selon les informations du journal Libération, le site de covoiturage BlaBlaCar, fondé en 2006, ferait face à d’importants problèmes financiers.


BlaBlaCar a « bouffé » plus de la moitié des sommes levées auprès des investisseurs

Concurrence des « autocars Macron » et des trains Ouigo, BlaBlaCar, jadis une pépite de ce qu’on appelle « la French Tech », ne parvient toujours pas à gagner de l’argent. Selon les informations de Libération, la start-up continuerait à perdre de l’argent, sans que les commissions qu’elle prélève sur les réservations de trajets puissent compenser le manque. Même la croissance rapide du nombre de trajets effectués n’aide pas ! Des 300 millions de dollars (environ 240 millions d’euros) que BlaBlaCar a levés en 2014-2015, il lui resterait aujourd’hui un peu moins de la moitié, selon son directeur général, que Libération a interviewé.

Blablacar revendique aujourd’hui 60 millions d’utilisateurs dans le monde, dont 18 millions ont été réellement actifs au dernier trimestre 2017. L’expansion internationale a certes donné des fruits : selon Nicolas Brusson et Frédéric Mazzella, que Libération a interviewés, des pays comme le Brésil et la Russie « connaissent des progressions d’usage phénoménales », tandis que certains marchés européens, comme l’Allemagne et la Pologne, « se développent ».

Certains marchés ne rapporteraient rien à BlaBlaCar

Toujours est-il que l’activité de BlaBlaCar dans ces pays ne lui rapporte rien. Au Brésil et en Russie, où le paiement s’effectue non pas via la plateforme mais en liquide directement entre le passager et le conducteur, la start-up ne gagne pas un centime sur les trajets effectués. Une offre y est toujours active, mais les équipes locales ont été supprimées. Même tendance au siège parisien : de nombreux collaborateurs chargés de l’internationalisation ont quitté la start-up.

Autre mauvais signe : Frédéric Mazzella, co-fondateur et incarnation de la start-up, a transmis la direction opérationnelle à un autre co-fondateur, Nicolas Brusson, devenant président du conseil d’administration.




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