Journal de l'économie

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Le FMI veut la fin du « quoi qu’il en coûte » français





Le 22 Novembre 2022, par Paolo Garoscio

Depuis le début de la crise sanitaire de la Covid-19 en 2020, et ensuite avec l’inflation qui a explosé et les prix de l’énergie qui ont grimpé à des niveaux inédits sur fond de guerre en Ukraine, l’État français a mis la main au portefeuille. Que ce soit pour les ménages ou les entreprises, le « quoi qu’il en coûte » a été le mot d’ordre du gouvernement. Mais le FMI veut que ça s’arrête.


Plus de 2% du PIB déployé dans le « quoi qu’il en coûte »

Le gouvernement français a mis la main au portefeuille depuis 2020 : le Fonds Monétaire International estime les dépenses à l’équivalent d'environ 2% du PIB, selon les recommandations publiées le 21 novembre 2022. Et ce n’est pas une critique que formule le FMI, au contraire. L’institution concède avoir « soutenu le quoi qu’il en coûte »… en tout cas au début.

Mais les dépenses ont également creusé le déficit de la France, alors que la croissance est loin de celle qui était attendue avant la guerre en Ukraine. Si l’Hexagone devrait éviter de justesse la récession en 2022 et 2023, la situation économique reste fragile. Pour le FMI, il est donc « justifié de commencer la consolidation budgétaire en 2023 ». En d’autres termes : il faut en finir avec le « quoi qu’il en coûte ».

Le gouvernement déclare avoir déjà pris les devants

L’efficacité des mesures prises par l’exécutif est indéniable : elle est facilement identifiable dans le taux d’inflation en France, inférieur à 6,5% et parmi les plus bas de l’ensemble de la zone euro. Mais en 2023, ça pourrait changer : fin définitive de la ristourne sur les carburants, bouclier tarifaire sur l’énergie moins protecteur… les augmentations s’annoncent légion.

De quoi permettre à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, de se défendre face à l’attaque du FMI. « Nous avons arrêté le quoi qu’il en coûte », a déclaré le ministre sur BFMTV lundi 21 novembre 2022 dans l’après-midi. Et il annonce : « le ciblage sera la règle en matière d’aides de l’État en 2023 ».




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