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Le Medef craint les mesures d’économies du gouvernement





Le 18 Mars 2024, par François Lapierre

Patrick Martin, président du Mouvement des entreprises de France (Medef), a dit sa préoccupation quant à l'avenir de l'investissement des entreprises françaises. La menace d'un ajustement des dispositifs de soutien par Bercy, dans un contexte de ralentissement économique, pourrait, selon lui, freiner l'ambition de la France de rester compétitive sur la scène internationale.


La crainte du Medef d’un frein à l'investissement

Patrick Martin a partagé ses appréhensions dans une interview accordée à La Tribune Dimanche, où il met en lumière le risque potentiel que représente la remise en question par le ministère de l'Économie et des Finances des aides dédiées aux entreprises. 

Cette inquiétude survient alors que le gouvernement a annoncé la nécessité de réaliser des économies significatives dans les budgets de l'État et de la Sécurité sociale, s'élevant à « au moins 20 milliards d'euros » pour 2025. Ces mesures sont justifiées par une révision à la baisse des prévisions de croissance pour l'année 2024 et par la volonté de répondre aux attentes des finances publiques de 2023.

Le président du Medef souligne l'importance cruciale de l'investissement dans des secteurs clés tels que l'intelligence artificielle et la transition écologique pour assurer la compétitivité de la France. Il évoque le modèle américain, où d'importants investissements dans l'économie attirent les entreprises européennes, suggérant une voie à suivre pour la France afin de ne pas décrocher dans la course à l'innovation globale.

Mise en garde contre les effets des politiques fiscales

Patrick Martin critique également les orientations actuelles de la politique fiscale du gouvernement, qu'il perçoit comme ambigües. Bien que les hausses d'impôts soient officiellement écartées, il craint une diminution des allégements fiscaux ou un report des baisses d'impôts promises, comme celles concernant la CVAE (Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises), ce qui, selon lui, reviendrait au même effet qu'une hausse. 

Il met aussi en avant l'impact négatif des impôts de production sur la compétitivité des entreprises françaises, surtout à un moment où la concurrence internationale s'intensifie. Le dirigeant insiste sur le fait que, pour favoriser la croissance et l'emploi, le gouvernement devrait éviter de cibler les entreprises dans sa quête d'économies.

Il argumente que les charges sociales, en particulier, rendent le coût du travail en France significativement plus élevé que dans d'autres pays comme l'Allemagne, pour les salaires moyens. Ce fardeau fiscal menace la compétitivité et l'emploi en France selon lui, et pourrait contrecarrer les objectifs de plein emploi partagés par le Medef et le gouvernement.




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