Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Le gouvernement italien ne veut pas modifier les piliers de son budget 2019





Le 11 Novembre 2018, par François Lapierre

Le bras de fer entre Rome et Bruxelles se poursuit autour du projet de budget pour 2019 du gouvernement populiste au pouvoir en Italie. Pour lui, il n’est pas question de changer un budget pourtant rejeté par la Commission européenne.


Mario Centeno, le président de l’Eurogroupe (la réunion des ministres des Fiances des 19 pays ayant l’euro comme monnaie commune), avait invité le gouvernement italien à revoir son projet de budget pour l’année prochaine pour « dissiper les doutes » des partenaires européens de Rome et des marchés financiers. Mais rien n’y fait : Giovanni Tria, le ministre italien des Finances, a déclaré après sa rencontre avec Mario Centeno que les « piliers » de son budget ne changeront pas.

Le temps presse. Après avoir rejeté le budget proposé par Rome le mois dernier, la Commission européenne attend de l’Italie une révision du projet pour mardi prochain. Sans quoi, le pays s’expose à des sanctions financières… Bruxelles estime que la proposition italienne s’appuie sur une hypothèse de croissance irréaliste. Par ailleurs, le budget table sur un déficit de 2,4% alors que le précédent gouvernement s’était engagé sur un déficit à 0,8% seulement. De quoi exaspérer la Commission européenne, qui craint aussi un dérapage d’une dette qui atteint déjà les 131% du produit intérieur brut.

Giovanni Tria a qualifié de « suicide » le précédent niveau de déficit. Il estime en effet que le pays doit au contraire dépenser et creuser le déficit afin de relancer la machine économique italienne à un moment où la croissance pique du nez. Une vision qui est à l’antipode de celle de Bruxelles qui exige des comptes serrés en période de ralentissement économique.



Tags : italie

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

Guerre économique : « c’est un leadership mondial qui se joue »

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF

Pierre Bergounioux : « Les gouvernements, de droite comme de gauche, ont accompli le tour de force, depuis un demi-siècle, de ne rien changer à l’ordre des choses »

Marc Lazar : « La peuplecratie, c’est l’idée que la souveraineté du peuple est sans limites ».

Guillemette Devernois : « Maladies rares : Il faut s’emparer des avancées de la recherche scientifique »

« Appel à la guérilla mondiale »










Rss
Twitter
Facebook