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Le plan de relance européen est finalement validé





Le 22 Juillet 2020, par François Lapierre

750 milliards d'euros : le plan de relance européen a finalement été validé par l'ensemble des 27 États membres de l'Union, après quatre jours de négociations parfois très tendues.


Terrain d'entente entre les 27

Les 27 ont fini par se mettre d'accord autour d'un plan de relance commun, après la crise sanitaire qui a mis à genoux une bonne partie de l'économie européenne. Dans le détail, il contient des prêts à hauteur de 360 milliards d'euros, et des subventions pour 390 milliards. Les sommes seront empruntées au nom de l'UE, ce qui garantit des taux extrêmement avantageux, bien plus que ce que les pays pourraient obtenir sur les marchés financiers. Dit autrement, l'Union européenne va pouvoir créer de la dette, ce qui est un pas significatif pour une Europe fédérale. L'autre volet des discussions concernait le budget de l'UE sur la période 2021 à 2027.

Emmanuel Macron, principal architecte du plan de relance européen avec Angela Merkel, a salué l'accord arraché après quatre jours d'intenses discussions à Bruxelles. Pour le chef de l'État, c'est « un jour historique pour l'Europe » : « En deux mois, nous avons réussi à bâtir un consensus pour que ce plan de relance inédit devienne une décision et donc une réalité », a-t-il expliqué. Pour la Chancelière allemande, cet accord montre que l'Europe peut toujours « agir ensemble » : pour Angela Merkel, il s'agit d'un « signal important » qui va bien au-delà de la simple Europe. C'est tout simplement « une réponse à la plus grande crise de l'UE depuis sa création ».

40 milliards pour la France

Au travers du plan de relance, c'est l'Union européenne qui emprunte, c'est donc elle aussi qui va rembourser les sommes. Pour ce faire, Bruxelles va devoir collecter des revenus propres. Plusieurs dispositifs sont en cours de réflexion, notamment un mécanisme carbone aux frontières pour les produits polluants entrants dans l'UE. Une taxe sur les entreprises du numérique est également à l'étude, ainsi qu'une taxe sur les transactions financières.

Les prêts accordés par l'UE devront évidemment être remboursés par les États membres. Le fonds de relance devra être remboursé au plus tard en 2058. L'argent versé au travers de ce dispositif inédit dans l'histoire de l'Union vise à financer des programmes de réformes et d'investissements, en fonction de la population et du taux de chômage des cinq dernières années, notamment. La France devrait recevoir 40 milliards d'euros de subventions.



Tags : Europe

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