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Le secteur aérien veut redécoller dès le mois de juin





Le 18 Mai 2020, par Olivier Sancerre

La première des urgences pour le secteur aérien, c'est de reprendre les vols commerciaux. L'Association internationale du transport aérien (IATA), propose un plan de redémarrage en trois phases.


Un secteur économique dévasté par le coronavirus

L'ensemble des compagnies aériennes ont cloué au sol la quasi-totalité de leurs avions depuis que l'épidémie de coronavirus a forcé la fermeture des frontières et la mise en place des mesures de confinement. Des dizaines de transporteurs sont depuis en grande difficulté, obligés de puiser dans la trésorerie pour maintenir les effectifs, voire supprimer une partie des emplois. Si les gouvernements ont déversé des dizaines de milliards de dollars et d'euros pour soutenir le secteur, les compagnies veulent reprendre les vols au plus vite. L'IATA propose aux autorités un plan de redémarrage qui permettra aux avions de reprendre une activité dès le mois de juin pour la France et les marchés domestiques en Europe.

« Ensuite au troisième trimestre, à partir de juillet, on aimerait rouvrir les marchés continentaux, c'est-à-dire l'Europe, l'Amérique du Nord ou l'Asie-Pacifique. Et ensuite au quatrième trimestre, l'intercontinental », a expliqué Alexandre de Juniac au micro de France Inter. Le président de l'IATA, qui est aussi l'ancien PDG d'Air France, continue de discuter avec les gouvernements : à ce propos, ils ont une attitude « assez ouverte ».

Port du masque dans les avions

On devrait donc être en mesure de « voyager en France à partir de juin et en Europe en juillet-août », précise-t-il. Mais ce sera « avec un trafic réduit, un nombre de destinations plus limité ». Et des mesures sanitaires importantes pour réduire les risques de contamination : port du masque obligatoire, contrôle des températures, déclaration sanitaire pour chaque passager. 

L'Association se refuse néanmoins à neutraliser le siège du milieu, ce qui permettrait de respecter la distanciation physique. Pour Alexandre de Juniac, c'est « soit on ne vole pas parce que les avions perdent de l'argent à chaque vol, soit il faut augmenter les prix d'au moins 50% ». Quant à la demande de la Commission européenne qui a confirmé le droit de se faire rembourser les voyages achetés plutôt que des avoirs, le dirigeant répond que les compagnies se plieront aux règles. Tout en précisant que ces avoirs ne sont pas donnés « par plaisir », mais parce que la situation économique des compagnies est très fragile.




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