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Le taux d'emploi des seniors lié à la qualité de vie au travail





Le 1 Octobre 2018, par Marie-Eve JAMIN

Le taux d'emploi des 60-64 ans est en France nettement inférieur au reste de l'UE et ne progressera qu'avec une meilleure qualité de vie au travail, selon un rapport publié ce lundi 1er octobre 2018.


En France, le taux d'emploi des 60-64 ans est de 30% contre plus de 42% en Europe

La part des seniors qui travaillent dans l'Hexagone est faible. En effet, le taux d'emploi des 60-64 ans en France est nettement inférieur au reste des pays de l'UE et ne progressera qu'avec une meilleure qualité de vie au travail, selon le rapport "les seniors, l'emploi et la retraite" publié ce lundi 1er octobre par France Stratégie. Pourtant, le taux d'activité des seniors a augmenté depuis une quinzaine d'années du fait de la baisse des cessations anticipées d'activité et des réformes successives des retraites.

Dans le détail, en Europe, la France se caractérise par un taux d'emploi des 60-64 ans de 30% contre plus de 42% en moyenne dans l'Union. Ainsi entre 2015 et 2017, à l'âge de 60 ans, 42% des personnes sont en emploi, 29% en retraite (ou en cumul emploi-retraite), 7% sont au chômage, 12% sont devenues inactives après leurs 50 ans et enfin 10% sont inactives depuis avant 50 ans ou n'ont jamais travaillé.

Avant la réforme des retraites, un diagnostic

L'organisme d'experts rattaché à Matignon, veut grâce à ce texte « proposer un diagnostic sur la situation des seniors vis-à-vis de l'emploi » avec en ligne de mire la future réforme des retraites. Pour parvenir à ces conclusions complètes et instructives, France Stratégies a analysé tous les facteurs qui jouent dans l’arrêt, ou la prolongation, d’une vie professionnelle. 

Au final, les auteurs analysent : « Au final on compte, pour 100 retraités de 60 ans en moins, environ une moitié d'actifs (majoritairement à temps plein), un tiers d'inactifs (dont une part substantielle d'invalidité/maladie longue) et près de 20% de chômeurs ». Et de constater : « Les effets de substitution (vers le chômage, la maladie et l'inactivité) s'avèrent donc in fine significatifs, ce qui atténue l'efficacité globale de ce type de mesure ». Ils pointent du doigt les raisons : « difficulté pour les seniors à sortir du chômage, préjugés défavorables dans les recrutements, méconnaissance des dispositifs de poursuite d'activité, raisons personnelles (état de santé, charge des proches, vie de couple, etc.). »




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