Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Les Casinos Partouche trouvent un accord avec leurs créanciers





Le 31 Mars 2014, par

Frappés par une crise qui dure et qui n’incite pas les Français à jouer à des jeux d’argents (exception faite pour les jeux de grattage et les loteries), les casinos Partouche avaient des relation tendues avec leurs créanciers qui demandaient le remboursement de leur dette dans les délais prévus initialement. Un délai que le groupe ne pouvait pas se permettre. Des discussions avaient donc été entamées.


cc/flickr/pinchof
cc/flickr/pinchof
En 2015 le groupe Partouche devait rembourser pas moins de 233 millions d’euros à ses créanciers dont le fonds d’investissement américain Oaktree. Ce dernier, qui détient 38% de la dette du groupe, n’était pas réellement enclin à renégocier les clauses de son prêt et demandait un remboursement dans les délais.

Mais le groupe Partouche, qui a enregistré une baisse du chiffre d’affaires de 13 millions d’euros soit une baisse de 3,2% (le chiffre d’affaires s’est établi à 436 millions d’euros) ne semblait pas en mesure d’y arriver. En septembre 2013 il a donc décidé de se mettre en procédure de sauvegarde ce qui a changé la donne, notamment au niveau de ses créanciers.

En effet, une fois en procédure de sauvegarde, le juge en charge de celle-ci a le dernier mot et aurait pu décider de procéder à un étalement de la dette sur dix ans, objectif premier de la renégociation entamée par le groupe Partouche avec ses créanciers. Au final, un accord a été trouvé ce qui devrait permettre au deuxième casinotier français de souffler un peu.

La dette sera finalement étalée sur huit ans. En 2022 la dernière échéance devrait être de 26 millions d’euros selon Fabrice Paire, président du directoire du Groupe Partouche. Un objectif d’autant plus tenable que, lors de cette renégociation, le Groupe a réussi à s’émanciper des « covenants » qui établissent que l’intégralité de la dette est exigible en cas de ratios financiers non respectés.


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

Frederic Buisson, délégué syndical Groupe adjoint CFE – CGC du groupe Casino : "Casino conserve un temps d’avance par rapport à la concurrence"

François Bertauld, PDG de Médiane Système : "Aujourd’hui les entreprises de services du numérique sont devenues un soutien essentiel à l’innovation industrielle."

Justine Huiwen ZHANG : "Mieux comprendre la Chine"

Bernard Attali : "Un vent de violence"

Guerre économique : « c’est un leadership mondial qui se joue »

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF










Rss
Twitter
Facebook