Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Les agences bancaires dans la spirale des fermetures





Le 12 Septembre 2019, par Paul Malo

La désaffection par les clients et la recherche d'économie devrait entraîner la fermeture de nombreuses agences bancaires dans l'Hexagone.


La France au-dessus de la moyenne de la zone euro

Combien d’agences faut-il posséder pour bien mailler le territoire français, lorsque l’on est un établissement bancaire de premier plan ? Il y a quelques années de cela, la réponse aurait été entre 1500 et 2000. Mais les temps ont changé et les fermetures d’agences ne cessent de se multiplier dans l’Hexagone. Aujourd’hui, un millier d’implantation pourrait suffire. De plus en plus fermées en milieu rural, avec un rythme d’ouverture guère adapté en milieu urbain, les agences bancaires deviennent une variable d’ajustement comptable, le moyen idoine pour réaliser des économies.

On comptait près de 39.000 agences bancaires en France en 2010, année record. Mais en 2018, il n’y avait plus que 36.519 agences bancaires en France. La baisse est encore légère, mais la tendance à l’étranger donne le tempo : 56,1 agences bancaires pour 100.000 habitants en Espagne, selon les chiffres de la Banque centrale européenne. Et seulement 33,7 agences pour 100.000 habitants en Allemagne, quand la moyenne de la zone euro est passée à 39,6. Avec 54,6 agences bancaires pour 100.000 habitants, la France devrait donc encore connaître de nombreuses fermetures.

 

Deux à trois visites par an

Entre forte concurrence et taux d’intérêt des prêts au bas bas, les banques passent au régime sec. Mais, même si de nombreuses agences sont appelées à fermer leurs portes, la banque numérique n’est pas encore prête à remplace l’implantation physique pour le commun des clients. Cependant, selon, les analyses du taux de fréquentation des points de vente, la Fédération bancaire française (FBF), en moyenne, un client ne se rend dans son agence bancaire que deux à trois fois par an. Pas de quoi assurer la rentabilité de nombre d’implantations.

Globalement, la zone euro a perdu plus d’un quart de ses agences bancaires au cours de ces dix dernières années. HSBC vient pour sa part annoncer qu’il quittait le marché français de la banque aux particuliers. Cette banque emploient 3.000 salariés en France et y compte 300 agences, dont 250 dédiées aux particuliers. Quelles seraient les solutions pour les conserver ? Certaines banques étudient le fait d’élargir les horaires d’ouverture le soir, afin de rencontrer les clients après leur journée de bureau. Fin 2018, LCL a d’ailleurs testé la formule trois mois durant. BNP Paribas serait sur le point de franchir le pas à Paris. En contrepartie, ces agences ne seraient plus ouvertes le samedi après-midi.

 

 




Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

​« L’Etat ne peut pas se transformer en « père fouettard » et réguler avec des mesures très restrictives les acteurs innovants de l’économie collaborative »

"Les collectivités territoriales sont nos partenaires privilégiés." Carmen Munoz, Directrice Générale de Citelum

Frederic Buisson, délégué syndical Groupe adjoint CFE – CGC du groupe Casino : "Casino conserve un temps d’avance par rapport à la concurrence"

François Bertauld, PDG de Médiane Système : "Aujourd’hui les entreprises de services du numérique sont devenues un soutien essentiel à l’innovation industrielle."

Justine Huiwen ZHANG : "Mieux comprendre la Chine"

Bernard Attali : "Un vent de violence"

Guerre économique : « c’est un leadership mondial qui se joue »

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?










Rss
Twitter
Facebook