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Les entreprises ont joué le jeu de la prime « Macron »





Le 18 Février 2019, par

La prime « Macron » est emblématique des mesures prises par l’exécutif pour répondre aux revendications des « gilets jaunes ». Le dispositif était facultatif, mais les entreprises ont répondu présent.


Cette prime, versée par les entreprises privées, est défiscalisée pour les salariés dont la rémunération ne dépasse pas les 3 600 euros nets. D’après l’Association nationale des DRH (ANDRH) citée par Les Echos, les entreprises ont largement utilisé cette opportunité pour récompenser leurs employés. En particulier les grands groupes : Total, EDF, Altice, la RATP, M6, La Poste… Chacune a versé des primes pouvant dépasser 1 000 euros (1 500 euros pour Total), en fonction de la trésorerie disponible bien sûr et pour certaines, du niveau de la rémunération du salarié.

Chez Michelin, la prime était d’un montant de 250 euros pour les employés gagnant de 30 000 à 34 000 euros bruts par an ; de 500 euros pour ceux entre 26 000 et 30 000 euros ; et de 750 euros pour les salariés sous les 26 000 euros. Dans des secteurs plus fragiles comme dans la grande distribution, les primes ont été moins élevées : 200 euros chez Carrefour. Ces entreprises ont été plus touchées que d’autres par la baisse d’activité due au mouvement des « gilets jaunes ».

L’ANDRH relève que 74% des plus grandes entreprises françaises ont versé une prime « pouvoir d’achat » à leurs salariés, pour un montant de 630 euros en moyenne. Les sociétés qui le désirent ont jusqu’à la fin du mois de mars pour verser cette prime, dont les effets sur la consommation et l’activité doivent encore être mesurés. La croissance pourrait en profiter, si toutefois les salariés ne décident pas de mettre cet argent dans leur épargne.


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur


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