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Les plus riches épargnent davantage durant la crise sanitaire





Le 13 Octobre 2020, par La rédaction

Ceux qui peuvent épargner en ont les moyens, bien sûr. Et durant la crise économique qui frappe, les plus pauvres ont été dans l'impossibilité de mettre de côté.


Difficile d'épargner pour les ménages les plus modestes

Avec le confinement puis la crise économique, les épargnants ont garni leur bas de laine dans des proportions inattendues. D'après le Conseil d'analyse économique (CAE) relayé par Les Echos, le surcroît d'épargne généré par les Français entre les mois de mars et d'août a atteint 50 milliards d'euros. Il s'agit de « l’accumulation faite par les ménages depuis le confinement sur leurs comptes courants, comptes d’épargne, comptes d’assurance vie et comptes titres, nette des variations de leur dette », explique l'organisme, qui s'appuie sur l'étude des cartes bancaires du groupement CB et des comptes bancaires anonymisés de 300.000 ménages du Crédit mutuel.

L'autre principal enseignement de cette étude est que sans surprise, ce sont les ménages les plus riches qui ont davantage épargné. Sur les 50 milliards d'épargne supplémentaires, 32 milliards ont été déposés par « les deux déciles les plus aisés », selon le CAE. Autrement dit, « près de 70% du surcroît de l’épargne ont donc été faits par 20% des ménages ». Ces foyers fiscaux au portefeuille bien garni ont réduit leur consommation de services (restaurants, loisirs, achats culturels…) qu'ils ont investi en épargne.

L'endettement en hausse

Pour les ménages les moins aisés, le niveau d'épargne est moins élevé qu'à l'habitude. « Alors que l’épargne est très au‐dessus de la normale pour les plus aisés en fin de période, elle est en dessous pour les plus modestes », selon le Conseil. Les foyers plus aisés ont réduit leur endettement depuis le mois de mars, alors que la dette des plus modestes a tendance à augmenter. Pour tenir le coup pendant ces mois très difficiles, ces derniers empruntent davantage. 

Le CAE relativise néanmoins, en affirmant que les ménages modestes ont moins baissé leur consommation, celle‐ci se concentrant « plus sur les biens essentiels ». Ils ont néanmoins connu un rebond ensuite. Pour les plus riches, le niveau de consommation d'avant la crise n'a toujours pas été atteint. Par ailleurs, et c'est la double peine pour les plus modestes, leurs revenus ont baissé depuis le début de la crise. Le Conseil recommande au gouvernement d'amplifier les aides et le soutien aux ménages modestes.



Tags : épargne

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