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Les tensions commerciales entre l'Europe et la Chine pourraient coûter cher au cognac





Le 8 Mars 2024, par Aurélien Delacroix

Les relations commerciales entre l'Union européenne et la Chine connaissent une nouvelle période de crispation marquée par des enquêtes et des mesures réciproques qui pourraient avoir des répercussions significatives sur des secteurs clés, notamment celui des spiritueux européens.


Le cognac au cœur des enjeux entre l'Europe et la Chine

Au cœur de cette tension, l'industrie du cognac européen se trouve potentiellement en danger suite à une série de décisions et d'enquêtes lancées des deux côtés. L'Union européenne a entamé une enquête sur les subventions accordées par la Chine à ses fabricants de voitures électriques, soupçonnées d'être déloyales et nuisibles à la concurrence équitable. En réaction, la Chine a initié sa propre enquête sur les eaux-de-vie européennes, y compris le cognac, dès le début de l'année.

Cette situation préoccupante pour le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) met en lumière l'importance du marché chinois pour les exportations européennes de cognac, la Chine représentant 25 % du volume et de la valeur exportés par la France. Une éventuelle imposition de droits de douane élevés par la Chine, similaire à ceux imposés aux vins australiens, pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l'économie régionale française et menacer des milliers d'emplois.

En quête d'une solution

Le BNIC, exprimant une profonde inquiétude, a sollicité l'intervention des plus hautes autorités françaises pour éviter une escalade des tensions. Cependant, leurs appels à une résolution pacifique et à des mesures d'apaisement semblent jusqu'à présent ne pas avoir été entendus. L'Europe, et en particulier la France, se trouve dans une position délicate, cherchant à protéger ses industries sans provoquer de réactions punitives de la part de la Chine.

Par ailleurs, l'UE prépare le terrain pour éventuellement imposer des droits de douane aux importations de véhicules électriques chinois si leur enquête conclut à des subventions déloyales. La décision de la Commission européenne de commencer l'enregistrement douanier des importations de véhicules électriques chinois est un signe précurseur d'une telle mesure, avec des implications potentielles dès le mois de mars.

L'issue de ces enquêtes et mesures réciproques reste incertaine, mais la venue prochaine du président Xi Jinping à Paris pourrait offrir une occasion de dialogue et de négociation. Alors que la Commission européenne continue d'examiner la question des subventions aux batteries de véhicules électriques chinois, l'espoir demeure de trouver un terrain d'entente qui éviterait d'affecter négativement des secteurs non liés directement aux contentieux initiaux, tels que celui du cognac.




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