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Michel-Édouard Leclerc prévoit des « sanctions » pour son enseigne





Le 6 Février 2024, par Aurélien Delacroix

La grande distribution est une fois de plus au cœur des débats avec E.Leclerc en figure de proue. Michel-Édouard Leclerc, le président du groupe, s'exprime sur les contrôles annoncés par le gouvernement concernant le respect de la loi Egalim, destinée à garantir une juste rémunération des agriculteurs.


Des contrôles anticipés pour une législation complexe

Le gouvernement a annoncé son intention de contrôler le respect de la loi Egalim par toutes les chaînes de supermarchés, une démarche qui n'épargnera pas le groupe E.Leclerc. Michel-Édouard Leclerc prévoit déjà des sanctions, déplorant une « caricature » de la situation par l'administration au micro de France Inter. La complexité de la législation française est mise en avant pour expliquer les difficultés rencontrées par les distributeurs, notamment en ce qui concerne les accords commerciaux et l'étiquetage des produits. 

Le président de l'enseigne réfute toute accusation de contournement de la loi, notamment via sa centrale d'achats en Belgique, et évoque la possibilité d'erreurs d'étiquetage concernant l'origine des produits. Le dirigeant réaffirme la légalité de la localisation belgede sa centrale d'achat, argumentant que cette présence internationale est nécessaire pour négocier avec de grandes entreprises, dans le but de soutenir le pouvoir d'achat.

La défense du modèle économique d'E.Leclerc

La grogne des agriculteurs fin janvier a mis en lumière les tensions entre les différents acteurs du secteur. Michel-Édouard Leclerc pointe du doigt la majorité présidentielle et certains députés pour avoir incité les agriculteurs à manifester devant les grandes surfaces, plutôt que de cibler les industriels ou la restauration collective. 

Malgré une reconnaissance partielle de responsabilité, notamment en ce qui concerne la participation aux discussions législatives, Michel-Édouard Leclerc critique l'action des pouvoirs publics et certains choix politiques qui, selon lui, divisent plus qu'ils ne concilient.

Face aux critiques concernant les marges et les méthodes du groupe, Michel-Édouard Leclerc met en avant la politique de réduction des marges et de baisse des prix pratiquée par son groupe. Il souligne l'effort pour maintenir un équilibre entre soutien au pouvoir d'achat et transition écologique, cette dernière étant présentée comme un facteur d'inflation structurelle inévitable : « La transition écologique va coûter très cher et provoquer une inflation structurelle pour au moins dix ans ».




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