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Nissan dévoile une nouvelle stratégie européenne





Le 18 Mai 2020, par François Lapierre

Nissan et son partenaire dans l'Alliance, Renault, rencontrent de sérieuses difficultés en Europe. Le constructeur japonais a dévoilé une nouvelle stratégie qui va modifier en profondeur l'organisation au sein du groupement.


Une Alliance à reconstruire

Nissan veut changer la structure au sein de l'Alliance en Europe. Confronté aux difficultés de l'épidémie de coronavirus comme l'ensemble des constructeurs automobiles, le groupe souffre en plus des errances de l'ère post-Ghosn. L'ancien patron de l'Alliance, arrêté au Japon en novembre 2018 pour des soupçons de malversation financière, souhaitait réduire les coûts de manière égale entre tous les membres du groupement, et fusionner les activités de recherche et développement ainsi que celles de développement. Cette volonté n'était pas du goût de Nissan, ce qui a provoqué de nombreux remous entre les deux groupes. La nouvelle stratégie européenne dévoilée par Reuters mettrait en place une relation de « leader/follower ».

Cet accord permettrait aux deux partenaires de partager des technologies et des capacités de production, tout en permettant à chacun de conserver le développement de nouveaux produits et les technologies les plus avancées. L'objectif étant que les membres de l'Alliance puissent conserver le design, l'ingénierie et leurs marques distinctes. Et, au passage, cela réduirait les frictions qui ont failli aboutir plus d'une fois au divorce entre les deux constructeurs.

Fermeture de l'usine de Barcelone

Dans le détail, Nissan prendrait la tête de l'activité SUV crossover en Europe, tandis qu'il se contenterait de suivre l'impulsion Renault sur les segments des citadines et des vans. Dans cette configuration et pour ces marchés, Nissan ne commercialiserait donc que des versions de véhicules produits par Renault. Cette stratégie impose aussi à Nissan de réduire la voilure sur le vieux continent. Ainsi, l'usine de Barcelone, qui assemble des Navara, serait définitivement fermée.

Nissan cesserait de vendre des modèles Z et GT-R en Europe. L'usine anglaise de Sunderland verrait son activité réduite de trois à deux équipes par jour. Elle produirait des SUV Qashqai et Juke. L'Ariya, un crossover électrique qui sera lancé bientôt, sera fabriqué au Japon et livré sur les marchés européens. Cette stratégie a été validée par Jean-Dominique Senard, le président de Renault, qui espère relancer le partenariat avec Nissan.




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