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Normandie impressionniste





Le 9 Juillet 2020, par Christine de Langle

Festival artistique pluridisciplinaire créé en 2010, « Normandie impressionniste » se déroule tous les trois ou quatre ans durant le printemps et l’été. Reporté cette année en raison de la pandémie, il vient d’être inauguré et promet de riches découvertes jusqu’au 15 novembre 2020. Son but, célébrer le territoire normand, constante source d’inspiration pour les artistes, des impressionnistes à la création artistique actuelle. Une série d’expositions à voir pendant tout l’été et une magnifique région à redécouvrir.


Théophile  Alexandre  Steinlein  14 juillet
Théophile Alexandre Steinlein 14 juillet
L’ambition artistique d’un territoire

« Normandie Impressionniste » est un Groupement d’Intérêt Public composé de 35 collectivités locales normandes. Ses neuf membres fondateurs sont la Région Normandie, la Métropole Rouen Normandie, le Département de l’Eure, le Département de Seine-Maritime, la Ville de Rouen, la Ville de Caen, la Ville du Havre, Le Havre Seine Métropole et la Communauté urbaine Caen-la-Mer.

Présidée cette année par Erik Orsenna, cette 4e édition déroule comme fil directeur « la couleur au jour le jour ». Des impressionnistes aux créateurs contemporains, c’est une même ambition, décrire la vie moderne et ses bouleversements industriels avec ses conséquences sociales, économiques et urbaines. Un voyage artistique à travers les changements incessants de la lumière et les stridences de la couleur qui nous emmène à travers les boucles de la Seine des jardins de Giverny au nouveau centre culturel de Deauville, Les Franciscaines et  ses collections impressionnistes. De Cherbourg à Caen, d’Etretat à Bayeux, autant de destinations à explorer et d’expositions à visiter. 
 

Claude Monet Le Port du  Havre
Claude Monet Le Port du Havre
Villes ardentes et nuits électriques

Caen a décidé de célébrer les mutations du monde du travail qui transforment villes et paysages durant la IIIe République. L’exposition du musée des beaux-arts « Villes ardentes, art, travail, et révolte 1870-1914 » montre des artistes confrontés à de nouveaux sujets : faubourgs industriels, chantiers urbains, mais aussi les usines et les cortèges de grévistes. Signac, Steinlen (La Manifestation populaire, 1903), Degas (Les Repasseuses, 1886), ou Pissarro nous décrivent la dure condition ouvrière.

Si le Musée d’art moderne du Havre a choisi, avec l’exposition « Nuits électriques », de relater la transformation du paysage nocturne grâce à l’éclairage artificiel, c’est pour célébrer la vision pionnière de la ville-port dans l’histoire de l’éclairage urbain. Les phares de la Hève sont parmi les premiers au monde à se doter en 1863 de l’éclairage électrique à arc. En 1889, Le Havre est l’une des premières villes à préférer l’électricité au gaz. Le réverbère devient l’icône de la « ville lumière ». Partout en Europe, peintres, photographes et graveurs se saisissent de ce sujet emblématique de la modernité. Monet déjà avait été séduit par cet exercice lumineux avec Le Port du Havre, effet de nuit (collection particulière) peint en 1873, une des très rares nocturnes impressionnistes, exceptionnellement présentée dans l’exposition.
 

Charles Marville Lampadaire devant l'hôtel Rothschild à l'angle de la rue de Rivoli et de la rue Saint Florentin
Charles Marville Lampadaire devant l'hôtel Rothschild à l'angle de la rue de Rivoli et de la rue Saint Florentin
A Rouen, un collectionneur visionnaire

L’industriel rouennais François Depeaux, magnat du charbon, surnommé « l’homme aux 600 tableaux » (titre de l’exposition du musée des beaux-arts) soutient dès le début le mouvement impressionniste. Il est le premier à acquérir une toile de la série des Cathédrales de Rouen en 1893. En 1909, sa donation de 50 toiles de Monet, Sisley, Pissarro, Renoir, donne à Rouen la première collection de peintures impressionnistes hors Paris. Un divorce malheureux va le dépouiller de sa collection qui sera dispersée. Les tableaux réunis pour l’exposition viennent du monde entier.
 

Sonia Delaunay    Prismes électriques
Sonia Delaunay Prismes électriques
Du contemporain

Les artistes contemporains ont relevé ce défi du thème « la couleur au jour le jour » Claire Tabouret, expose au musée des beaux arts de Caen : « j’ai cherché à peindre le plus possible pour retrouver ce premier état de stupeur rencontré avec la peinture de Monet » et Flora Moscovici présente à l’Académie de Maromme près de Rouen sa version de la « peinture décorative » où le mur devient le support d’un réflexion poétique sur la couleur.
 
Vous l’avez compris, l’été est à peine suffisant pour découvrir les richesses et les surprises de ce beau festival normand et vous pourrez prolonger vos découvertes tout au long de l’automne.
https://www.normandie-impressionniste.fr/
 
Christine de Langle, fondatrice d’Art Majeur
www.art-majeur.eu

 


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