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Nouveau retard pour l'EPR anglais





Le 25 Janvier 2024, par Aurélien Delacroix

Le projet du premier réacteur nucléaire EPR d’Hinkley Point C, en Angleterre, rencontre un nouvel obstacle avec un report de sa mise en service, désormais prévue entre 2029 et 2031. Cette annonce d'EDF soulève des questions sur les défis de construction et les implications financières pour l'avenir de l'énergie nucléaire.


Nouvel agenda pour l'EPR d'Hinkley Point

EDF a annoncé que la mise en service du premier réacteur nucléaire EPR de la centrale d’Hinkley Point C en Angleterre serait retardée de deux à quatre ans. Initialement prévue pour 2025, puis reportée à 2027, la livraison est maintenant attendue pour 2029, voire 2030 ou 2031. Ce report est principalement attribué à la réévaluation de la durée des travaux de montage électro-mécanique. La phase, qui devait initialement durer 28 mois, s'étendra désormais sur 52 mois.

L'électricien a élaboré divers scénarios pour estimer la date de démarrage du réacteur. Dans le scénario le plus favorable, le réacteur pourrait débuter en 2029. Toutefois, un « scénario défavorable » envisage un démarrage en 2031, soit un retard supplémentaire de 12 mois par rapport à la prévision initiale.

Ce nouveau calendrier a des répercussions financières importantes. Le coût du projet est maintenant évalué entre 31 et 34 milliards de livres (2015), marquant une augmentation substantielle de 6 à 8 milliards de livres par rapport à la dernière révision en 2022. À l'origine, le projet était estimé à 18 milliards en 2016. La question de l'inflation reste un facteur d'incertitude, pouvant encore gonfler les coûts.

La malédiction d'EDF

L'entreprise fait face à des défis opérationnels, notamment le manque potentiel de main-d’œuvre spécialisée. EDF anticipe de trouver les qualifications nécessaires, mais l'entreprise reconnaît que des difficultés à recruter suffisamment de personnel pourraient entraîner des retards supplémentaires.

Le chantier d’Hinkley Point C, essentiellement soutenu par EDF, a mobilisé jusqu'à présent 11.000 personnes pour la construction des deux réacteurs de 3,2 gigawatts. Le retard de la première unité impacte également le calendrier de la seconde unité, initialement prévue pour juin 2028.

Malgré ces revers, EDF reste confiant dans son expertise et reçoit le soutien du gouvernement français. La société prévoit de construire « 1 à 1,5 » réacteur par an dans la prochaine décennie. Cependant, ces retards interviennent dans un contexte où EDF n'a pas encore livré son premier EPR en France, Flamanville 3, qui connaît lui aussi des retards significatifs.



Tags : edu

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