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Personnes dépendantes : Terra Nova plaide pour un meilleur financement de leur prise en charge





Le 23 Mai 2018, par Anton Kunin

Dans une note rendue publique le 22 mai 2018, le think-tank Terra Nova recommande de financer plus généreusement la prise en charge de la dépendance. Selon ses économistes, ce choix politique permettrait d’éviter des dépenses inutiles à l’assurance maladie.


Le sous-financement de la dépendance aggrave le déficit des hôpitaux

« La dépendance, l’enfant pauvre de la Sécurité sociale », tel aurait pu être le titre d’une note que le think-tank Terra Nova a publié sur la question le 22 mai 2018. Ses économistes déplorent le fait que les pouvoirs publics consacrent à l’aide à l’autonomie « des sommes dérisoires par rapport aux quelque 100 milliards de dépenses hospitalières ».

Les auteurs de la note attirent notre attention sur le fait qu’une mauvaise organisation de l’accompagnement des personnes dépendantes à domicile induit des dépenses inutiles à l’assurance maladie : dégradations de l’état de santé évitables, exemple classique de l’impossible sortie d’hôpital, faute de dispositif adapté à domicile ou encore l’hospitalisation forcée du conjoint le moins autonome en raison d’un accident qui invalide temporairement le conjoint aidant. Selon un calcul du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, un financement suffisant de la dépendance peut éviter 2 milliards d’euros par an de dépenses inutiles à l’assurance maladie, rappelle Terra Nova.

Les aidants « naturels », des acteurs à ne pas négliger

Formulé autrement, pour Terra Nova, une meilleure prise en charge, par la solidarité nationale, de la perte d’autonomie des personnes âgées peut, si elle est correctement dirigée, ne pas être exclusivement une dépense « en plus » mais plutôt une dépense « différente ».

Cette note fait écho à un avis publié sur le même sujet par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) le 17 mai 2018. Dans cet avis, l’institution appelait les pouvoirs publics à repenser leur approche vis-à-vis des aidants « naturels », qui se trouvent très souvent désemparés face à un proche dépendant et l’impératif de poursuivre leur activité professionnelle. Le CCNE salue néanmoins les avancées permises par la loi du 13 février 2018, qui a mis en place un dispositif de don de jours de repos non pris au bénéfice des proches aidants de personnes en perte d’autonomie ou présentant un handicap. L’institution déplore cependant que ces mesures bénéficient uniquement à des salariés (et ne concernent donc pas des personnes hors emploi).




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