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Pourquoi le prix de la viande va augmenter





Le 4 Septembre 2018, par Marie-Eve JAMIN

Les coopératives agricoles ont réclamé ce lundi 4 septembre aux industriels et distributeurs alimentaires une hausse des prix de la viande payée aux éleveurs, afin de prendre en compte la flambée des coûts de l'alimentation animale causée par la sécheresse.


Répercuter la hausse des coût des matières premières pour l'alimentation du bétail

Pour répercuter la hausse du coût des aliments pour le bétail, les coopératives agricoles ont réclamé ce lundi 4 septembre aux industriels et distributeurs alimentaires une hausse des prix de la viande payée aux éleveurs. En effet, l'alimentation animale a subi les effets de la sécheresse durant l'été 2018.

« Amorcée il y a quelques mois, la hausse du prix des matières premières pour l'alimentation animale s'est brutalement confirmée le mois dernier (+ 35,5 % en blé entre août 2017 et août 2018, + 30 % pour les tourteaux de colza et tournesol, + 14,2 % en maïs) », a déclaré Coop de France, qui réunit 2.500 coopératives agricoles françaises, dans un communiqué. Et de préciser : « Sur la même période, le panier de matières premières pour l'alimentation animale (indice IPAA) a ainsi augmenté de 24 %. Ces hausses entraînent un accroissement des coûts de production des filières animales, en particulier dans les secteurs porcin, cunicole et avicole ».

Des professionnels inquiets

Et malheureusement la hausse des cours des matières premières et de l'énergie inquiète les professionnels. L'Anvol, inter-profession des producteurs de volaille de chair, c'est-à-dire élevée pour sa viande, évoque ses craintes dans un communiqué : « La situation risque encore de se dégrader sur la fin de l'année », estime l'Anvol, qui se base sur une étude de l'institut technique de l'inter-profession Itavi : « La hausse du cours des matières premières induirait ainsi une hausse de 15 % du coût (des) matières premières dans l'aliment poulet standard et de 20 % dans l'aliment poulet Label Rouge entre décembre 2017 et 2018 ».

Pour rappel, durant les États généraux de l'Alimentation, une charte avait été signée et prévoyait de répercuter la fluctuation des prix des produits bruts à chaque maillon de la filière. Michel Prugue, Président de Coop de France, souhaite donc l'appliquer et, dans ce communiqué, demande « l'ouverture de renégociations commerciales avec la distribution pour prendre en compte cette évolution du marché ». Et de conclure pour un avertissement : « Il en va du revenu de nos éleveurs et du maintien des filières concernées dans nos territoires. »




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