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Prêts garantis par l'État : les entreprises demandent un délai pour rembourser





Le 8 Avril 2021, par La rédaction

La grande majorité des entreprises ont décidé de repousser d'un an le remboursement des prêts garantis par l'État. Une mesure de prudence pour la plupart d'entre elles.


Près de 670.000 entreprises bénéficiaires

Les prêts garantis par l'État (PGE) ont été l'une des toutes premières mesures de soutien à l'économie mises en place par le gouvernement au tout début du déclenchement de la crise sanitaire. Ce mécanisme d'aide à la trésorerie permet aux entreprises en difficulté en raison de la pandémie de maintenir la tête hors de l'eau. L'État garantit la somme à 90% dans la plupart des cas, tandis que les banques prennent un risque limité à 10%. 

À l'origine, les entreprises bénéficiant de ces PGE n'ont pas à rembourser les sommes la première année, mais ensuite il faut la rembourser dans un délai de cinq années maximum. Le groupe Fnac Darty, qui a touché un PGE de 500 millions d'euros, a décidé de le rembourser dès la première année. Mais ce ne sera pas le cas pour toutes les entreprises, souligne la Fédération bancaire française (FBF). En fait, 55% des 669.883 entreprises ayant contracté un prêt garanti vont profiter de l'année supplémentaire offerte par les banques, ce qui reporte le remboursement pour 2026.

Une année de décalage

D'après la FBF, 5% des entreprises devraient amortir leur PGE entre 2022 et 2023, quand 9% d'entre elles le feront entre 2024 et 2025. 76% voudront profiter de la durée la plus longue, soit 2026, pour rembourser les sommes empruntées. Elles sont tout de même 12% à prévoir un remboursement dès cette année. Beaucoup d'entreprises ont fait « le choix de la précaution » : la moitié conservent l'intégralité du PGE sur leurs comptes bancaires.

La Fédération bancaire française rapporte également que le montant total des PGE atteint 135,9 milliards d'euros, dont l'essentiel a été contracté entre avril et juillet 2020. La crise sanitaire jouant les prolongations, les banques ont accepté une année de décalage pour permettre aux entreprises de ne pas être sous la pression du remboursement. 




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