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Private Equity : une définition claire de cette classe d’actifs





Le 26 Juin 2020, par Partenaire

Avec ses 4 branches distinctes, le Private Equity touche à tous les profils d’entreprises pour les guider vers la croissance et les bénéfices associés.


Né aux États Unis après la Seconde Guerre Mondiale, le private equity ou capital-investissement a enregistré des records de levées de fonds en 2019, avec un total de près de 343 milliards de dollars enregistré pour le marché nord-américain et européen, selon Pitchbook. Focus sur cet investissement qui s’invite aujourd’hui plus facilement dans les patrimoines.
 
Private Equity : le financement des sociétés non cotées
 
Acquérir des titres de sociétés non cotées en bourse, et ce, qu’elles soient petites ou moyennes, telle est la définition du private equity. Cette prise de participation minoritaire ou majoritaire permet donc d’injecter des capitaux frais dans une entreprise qui, selon sa maturité, peut nourrir différentes ambitions : lancer un produit dans le cadre d’une start-up; s’implanter à l’international, recruter ou financer sa R&D; se restructurer et renouer avec les bénéfices; etc. L’avantage du capital-investissement est qu’il permet aux entreprises de limiter leur endettement.
Quant aux investisseurs (banques d’affaires, des fonds ou des sociétés d’investissement), leur objectif est bien sûr de réaliser une plus-value à leur sortie du capital, celle-ci survenant dès que leurs investissements ont créé de la valeur, en général après trois à huit ans d’actionnariat.
 
Les différentes branches d’investissement du private equity
 
Selon le stade de développement des entités cible, le private equity développe des stratégies d’investissement différentes qui se déclinent en quatre branches.
 
1. Le capital risque ou venture capital
 
Le capital risque ou venture capital est la branche du private equity qui finance les start-ups aux belles perspectives de croissance à court ou moyen terme. C’est la branche la plus risquée du capital investissement car si le rendement élevé attendu n’est pas au rendez-vous, les pertes peuvent être conséquentes.
 
2. Le capital développement
 
Aujourd’hui, les banques jouent de moins en moins leur rôle de « booster » de l’économie. Frileuses, elles prêtent peu aux TPE/PME alors même qu’elles ont besoin de fonds pour se développer et devenir des ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire). Le private equity et ses fonds dédiés apporte à celles ayant de bons résultats le cash frais indispensable pour actionner les leviers de la croissance.
 
3. Le capital retournement
 
Contrairement au capital développement, le capital retournement s’intéresse aux entreprises en déficit, à restructurer. Cet intérêt du private equity pour ces entreprises cibles s’explique par les forts leviers de création de valeur qu’elles ont toutes su préserver malgré leurs difficultés. Une fois remises à flots, elles peuvent ainsi faire de nouveau des bénéfices.
 
4. Le capital transmission
 
Le capital transmission est la dernière branche du private equity. Elle intervient lors des changements de propriétaire qui sont forcément des périodes charnières dans la vie d’une entreprise.
 
Ces différents rôles placent aujourd’hui le capital-investissement comme un moteur de la création et la promotion des entreprises en France, comme à l’international. En 2018, par exemple, « 426 milliards de dollars ont été levés par 1 175 fonds dans le monde. La France a connu cette même année un nouveau record avec une hausse de 13% des montants levés par les fonds de Capital Investissement correspondant à 18,3Md € », selon les données de l'article Forbes intitulé Capital-Investissement : les Français au sommet.
 
Process d’une opération de private équity
 
1. Due diligence
 
L’environnement financier complexe et incertain a complexifié les opérations. Celles-ci se sont structurées avec une généralisation des stress testing des actifs, passifs et combinés avant le lancement d’une opération en capital-investissement. Le texte publié en septembre 2019 par l’Autorité Européenne des Marchés Financiers renforce cette exigence de mise en place d’un dispositif de stress tests de liquidité pour les fonds.
 
Ainsi avant tout accord définitif, plusieurs mois de due diligence (vérifications faites tant par l’acquéreur ou l’investisseur et le cédant) sont réalisés.
 
2. Levée de fonds
 
Une levée de fonds en private equity est réalisée selon deux modes possibles :
  • en achetant des titres auprès d'actionnaires désirant sortir du capital, souvent au moyen d’un LBO  ;
  • en augmentant le capital de l’entreprise par création et souscription de nouvelles parts.
 3. Monitoring
 
Un monitoring quotidien est la clé du succès d’une levée de fonds. C’est un exercice périlleux, volatil, non quantifiable et reposant en grande partie sur le management. Il permet de stabiliser l’investissement, veiller à une croissance organique pérenne pour travailler sereinement la croissance externe par la suite.
 
4. Revente
 
Les fonds conservent leurs parts dans les entreprises financées jusqu’à ce qu’ils atteignent leurs objectifs d’investissement, au bout d’environ trois à huit ans. Puis, ils revendent les parts des entreprises à d’autres acheteurs, voire les introduisent en bourse.
 
En conclusion, grâce à ces capitaux privés affranchis des financements classiques, les entreprises disposent d’outils pertinents pour partir à la conquête de nouveaux marchés. Cependant, une opération de private equity reste une opération à risque et de long terme, faisant intervenir différentes techniques financières, notamment lors de sa préparation.

C’est donc un investissement qui n’est pas accessible au grand public, sauf dans le cadre de fonds venture tels que les Fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI) ou les Fonds d’investissement de Proximité (FIP) qui rendent possible l’intégration de cette classe d’actifs à un  patrimoine.
 



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