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Réchauffement climatique : des pertes astronomiques en vue





Le 19 Avril 2024, par Paolo Garoscio

Alors que le réchauffement climatique continue de dominer les débats mondiaux, ses implications économiques se dessinent avec une acuité croissante. Une étude du Potsdam Institute for Climate Impact Research, publiée dans la revue Nature le 18 avril 2024, révèle des projections qui ne peuvent qu’inquiéter : d'ici 2050, l'économie mondiale pourrait voir une contraction de près de 20% de son PIB, représentant des pertes financières colossales.


Le réchauffement climatique va faire perdre des milliers de milliards

La recherche indique que le changement climatique pourrait entraîner une perte annuelle de 38 000 milliards de dollars d'ici 2050. Ce chiffre, qui équivaut à une réduction de 17% du PIB mondial, découle directement des émissions de CO2 accumulées dans l'atmosphère, et ce, indépendamment des mesures futures pour réduire ces émissions. Les secteurs les plus touchés incluent l'agriculture, en raison de la diminution des rendements des cultures due à des températures extrêmes et à des précipitations irrégulières; l'immobilier, avec une augmentation des dégâts causés par les phénomènes météorologiques extrêmes ; et les infrastructures, en raison de l'augmentation des coûts de construction et de maintenance.

Les effets ne seront pas uniformément répartis. Les pays en développement, notamment en Afrique et en Asie du Sud, subiront des pertes proportionnellement plus élevées, estimées à environ 22% de leur PIB, en raison de leur vulnérabilité accrue et de leur moindre capacité d'adaptation aux changements climatiques. À l'inverse, les pertes en Europe et aux États-Unis sont projetées autour de 11%.

Pourquoi de telles pertes ?

Les raisons de ces risques économiques sont multiples. D'abord, l'intensification des événements climatiques extrêmes, tels que les canicules, inondations et ouragans, provoque des perturbations directes dans les chaînes de production et d'approvisionnement. Ensuite, l'augmentation des températures affecte la productivité du travail, particulièrement dans les industries exigeant un travail physique extérieur, comme la construction ou l'agriculture. Enfin, l'élévation du niveau de la mer et la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes nécessitent des investissements massifs en infrastructure pour renforcer la résilience des villes côtières et des zones vulnérables.

Face à ces défis, il devient vital pour les économies mondiales d'investir dans la résilience et l'adaptation. Les coûts d'atténuation, estimés à environ 6 000 milliards de dollars, bien que conséquents, ne représentent qu’une fraction des pertes anticipées. Ces investissements comprendraient le développement de technologies agricoles résistantes au climat, la fortification des infrastructures existantes, et l'innovation dans les énergies renouvelables.




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