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Reconfinement : Vinci Autoroutes se mobilise à nouveau pour les personnels essentiels





Le 6 Novembre 2020, par La Rédaction

Cette semaine, le premier opérateur autoroutier a fait part d’un certain nombre de mesures pour aider à la mobilité des personnels essentiels. Il s’agit d’aider aussi bien des personnes impliquées directement dans la lutte contre l’épidémie qui sévit en France et dans le monde, que celles qui permettent la poursuite des activités économiques indispensables au bon fonctionnement du pays en temps de crise.


En ces temps de reconfinement plus ou moins strict, les routes et autoroutes françaises présentaient déjà l’avantage d’une fluidité inédite depuis le mois de mars. Mais ce n’est plus la seule contrepartie pour ceux et celles qui sont tenus de prendre la route et de passer en particulier par les péages par nécessité professionnelle. La société Vinci Autoroutes, à la tête du premier réseau autoroutier français avec 4500 kilomètres d’autoroutes exploités, vient ainsi d’annoncer plusieurs mesures pour faciliter la vie de tous ceux qui permettent la continuité de l’activité en France en dépit des circonstances que nous connaissons tous.

Personnels soignants en première ligne

Sont concernés en premier lieu par ces mesures ceux dont la France a fait des héros depuis le début du mois de mars, compte tenu des risques pris dans l’exercice de leurs fonctions : les médecins, chirurgiens, infirmiers, brancardiers et tous les personnels soignants au contact avec des malades. Tous pourront se faire rembourser les péages de leurs trajets entre le domicile et le lieu de travail. Ces facilités sont accordées à tous les soignants sur présentation d’un justificatif d’exercice professionnel et de leurs justificatifs de trajets qui doivent du coup être conservés. La mesure est de surcroît rétroactive, et débute en réalité au 17 octobre, date de la restauration de l'état d'urgence sanitaire.

Le concessionnaire Vinci avait déjà pris cette décision pour les mêmes personnels soignants et selon les même modalités entre le 17 mars et le 10 juillet 2020, « pour participer à l’effort collectif national ». La société Vinci Autoroutes avait alors été la première à proposer ce dispositif de soutien financier au personnel soignant, mais l’initiative avait rapidement fait des émules parmi l’ensemble des sociétés concessionnaires d’autoroutes. Le système s’était ensuite rapidement généralisé sur l’ensemble du territoire. Pour la seule société Vinci Autoroutes, 70 000 trajets avaient ainsi fait l’objet d’un remboursement à l’époque. Mais les personnels soignants ne sont plus les seuls à faire l’objet d’attentions particulières.

N’oublions pas le chauffeurs routiers

Ils sont les petites mains derrière la gigantesque logistique de nos approvisionnements, ceux qui permettent, entre autres, aux supermarchés de rester ouverts et de continuer à proposer tout ce dont nous avons quotidiennement besoin. Bien que moins exposés que les personnels soignants à l’épidémie, invisibles ou ignorés la plupart du temps, les chauffeurs routiers n’en sont pas moins indispensables au bon fonctionnement du pays. Cette attention nouvelle portée au secteur du transport n’est pas le fruit du hasard : la profession a su efficacement faire part de ses difficultés lors du premier confinement sur les autoroutes. Intransigeant, le gouvernement avait alors imposé la fermeture des services de restauration et des sanitaires sur l’ensemble du réseau. Le sujet avait très tôt suscité un tollé portant sur des conditions de travail devenues extrêmement pénibles pour ceux qui passent parfois une semaine entière sur la route.

L’ensemble de la profession s’est mobilisée depuis début novembre sur ce dossier, syndicats de chauffeurs routiers et patronaux parlant pour une fois d’une seule voix. A défaut d’une prise de position rapide et claire du gouvernement, les routiers ont été au moins rapidement entendus par les sociétés d’autoroutes, qui ont décidé de maintenir en activité les aires de repos et de services sur les autoroutes. Vinci a ainsi annoncé de même en début de semaine que la distribution de carburant, les espaces commerciaux, comprenant l’alimentation et les produits de première nécessité, ainsi que les sanitaires et les douches resteraient accessibles aux chauffeurs routiers. Une attention accrue sera toujours portée sur l’entretien et la désinfection. Seuls les espaces collectifs de restauration assise resteront donc fermés, mais les aires de repos assureront a minima la délivrance de repas chauds.

Le confinement, première version, n’avait déjà pas fait les affaires des sociétés d’autoroutes avec un effondrement de plus de 80 % en moyenne du trafic voitures durant les 4 premières semaines de confinement. Le second, compte tenu des multiples exceptions et d’un respect un peu moins strict de la part des Français, ne sera peut-être pas aussi catastrophique sur l’évolution du trafic. Quoi qu’il en soit, son impact se fera sans aucun doute également durement sentir, et 2020 restera plus que jamais l’annus horribilis des sociétés concessionnaires d’autoroutes. Dans tous les cas, l’effort n’est pas neutre.




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