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Renault : Luca de Meo réorganise le groupe en quatre marques





Le 4 Septembre 2020, par Olivier Sancerre

C'est la première décision forte de Luca de Meo, directeur général du groupe Renault depuis début juillet : il a en effet décidé de réorganiser l'entreprise autour de quatre marques majeures.


Quatre marques pour se relancer

Dans une interview au Point, celui qui est aux manettes du groupe Renault depuis le 1er juillet a donné les grandes lignes de sa vision pour le constructeur automobile, avant le dévoilement du plan stratégique programmé pour janvier 2021. « J'ai décidé d'organiser le groupe Renault autour de quatre marques et non plus par zones géographiques », explique-t-il. La marque Renault sera gérée en direct par Luca de Meo. C'est aussi la marque dont l'identité et le positionnement sont les plus difficiles à identifier. « Je suis convaincu que l'âme de Renault est dans ses racines françaises ». La solution ? « Cette marque a toujours été plus créative que les autres, c'est dans sa culture. Elle doit jouer la modernité et l'innovation. Renault peut incarner la nouvelle vague de l'industrie automobile ».

Luca de Meo conserve également Dacia dont la proposition dans le low cost est « très forte ». Pour le directeur général, la marque ne doit pas s'éloigner de son positionnement d'origine, en revanche « il faut lui donner une image plus cool ». La marque Alpine est également conservée. Elle a une identité « très spécifique de niche, très sportive, très française ». En revanche, Luca de Meo ne veut pas qu'elle reste dans le registre « rétro et classique » de l'Alpine A110. Renault, Dacia, Alpine… Et la quatrième marque ?

Nouvelles mobilités

Cette dernière marque encore sans nom sera consacrée aux « nouvelles mobilités ». Luca de Meo en dira davantage lors de l'annonce du plan stratégique au début de l'année prochaine. Mais ce qui est certain, c'est que Renault pourrait se retirer de certains marchés internationaux : « si ce n'est pas rentable, quel est l'intérêt ? Il faut être à l'international sur les marchés qui rapportent ». Malgré les difficultés en Chine, le groupe devrait y rester car c'est là que se concentrent les innovations majeures : électrique, connectivité, conduite autonome.

Ce qui compte désormais, c'est de créer de la valeur. « Ce sont les marges qui permettent d'investir et de se développer », assure-t-il. Et la marque Renault a une carte à jouer : « Renault doit se développer sur les segments de véhicules plus rémunérateurs que les petites voitures », à l'instar de ce qu'a accompli Carlos Tavares chez PSA, qui a fait « un travail extraordinaire avec une belle montée en gamme des véhicules ». 



Tags : renault

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