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Retraites : vers un bonus au départ tardif ?





Le 23 Janvier 2019, par Anne Poirier

Pour faire en sorte que les Français retardent leur départ à la retraite et ne liquident pas massivement leurs droits dès l'âge minimum, 62 ans, les pouvoirs publics envisagent d'instaurer une surcote et de mettre en avant un ou plusieurs « âges de référence ».


Vers la fin de l'obligation des 43 années de durée d'assurance

La concertation avec les partenaires sociaux a repris, lundi 21 janvier 2019, sur le thème de l'âge de départ en retraite. Le point de départ de cette réflexion :  la décision d'instaurer un régime universel par points. On ne comptera plus les annuités, toute référence à la durée de cotisation est censée disparaître. Finie l'obligation des 43 années de durée d'assurance.

Toutefois, l'équipe de Jean-Paul Delevoye avance avec prudence sur cette question. Dans le document de travail de la commission , elle évoque des "coefficients majorants ". Autrement dit, une surcote valorisant les départs tardifs à la retraite. Une année travaillée en plus rapporterait 3 % ou 5 % de pension supplémentaire (en sus des points additionnels). Le bémol: un départ trop précoce entraînerait une paupérisation des seniors et un risque de report sur les minima de pension et sur le minimum vieillesse et, en fin de compte, une fragilisation du financement du système de retraite.

Mettre en place des incitations à retarder le départ à la retraite

Pour équilibrer financièrement le futur régime universel, le gouvernement envisage donc d'instaurer une surcote mais pas de décote qui crisperait les négociateurs. Cependant pour sécuriser l'équilibre financier du système, il faudrait instaurer un « âge-pivot », par exemple à 63 ou 64 ans, en-dessous duquel on n'aurait pas suffisamment cotisé pour mériter le taux plein. Mais ce ne semble pas être l'option retenue par le haut commissariat, qui préfère les incitations comportementales.Le haut commissariat  évoque un ou des âges de référence permettant aux assurés d'effectuer " sans contrainte " leurs choix.

Dans cette hypothèse, différents profils de carrière indiqueraient pour chacun l'âge de référence permettant de parvenir à un taux de remplacement ou à un niveau de pension acceptable, en fonction des coefficients majorants. Ainsi, pour telle ou telle profession, un départ en retraite à 63  ans donnera une pension de 1.200 euros, contre 1.450 euros à 66 ans. L'âge de référence pourrait aussi être uniforme pour chaque génération. Ce serait alors l'âge d'équilibre financier du système, en fonction de son espérance de vie à la retraite.




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