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SNCF : des trains moins cher pour attirer de nouveau les voyageurs





Le 16 Novembre 2020, par François Lapierre

La SNCF prépare le déconfinement. L'entreprise publique veut voir de nouveau des voyageurs en grand nombre dans ses trains et pour y parvenir, elle va jouer sur le facteur prix.


Revoir la tarification

Après la crise sanitaire, les Français vont se retrouver avec des problèmes de pouvoir d'achat. Pourtant, ils devront aussi voyager de nouveau et, si possible, avec le train. « Nous voulons retrouver des voyageurs en nombre et nous devons leur offrir des prix accessibles », a expliqué Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, dans une interview au Figaro. Il se dit excédé que l'on associe « TGV cher » à « SNCF » : « Ce n'est pas vrai mais l'image est là », assure-t-il. Comment parvenir à changer cette image négative qui colle à la peau du transporteur ? La solution du dirigeant est la suivante : « une tarification plus lisible, plus simple et plus accessible ».

Pour baisser les prix, la SNCF devra baisser aussi ses coûts de production. « C'est faisable grâce, notamment, à la maintenance prédictive et à la digitalisation industrielle, qui nous permettront de mieux utiliser nos trains ». Un gros effort va donc être nécessaire, mais il est indispensable pour faire revenir les voyageurs perdus en raison de la pandémie, qui a forcé durant de longues semaines la SNCF à réduire le nombre de trains sur ses lignes.

Des résultats très mauvais

Au-delà des prochains mois qui risquent d'être compliqués pour le chiffre d'affaires de l'entreprise, Jean-Pierre Farandou prévient que les résultats de l'année 2020 seront « évidemment très mauvais ». Et 2021 risque aussi d'être très difficile, a-t-il admis devant les cheminots. Il se refuse toutefois à faire une projection de l'impact du reconfinement sur les comptes de la SNCF, en rappelant toutefois que « fin septembre l'écart de chiffre d'affaires était de 5 milliards d'euros par rapport au budget. La perte de marge opérationnelle [le résultat brut d'exploitation] était de 4 milliards d'euros ».

Grâce aux mesures de chômage partiel et aux économies mises en place, le groupe a pu réduire ses coûts de 1,5 milliard d'euros. Ce qui n'a pas eu de conséquences sur la politique d'embauche, avec 4.000 CDI en 2020 (contre 5.000 en 2019). En ce qui concerne l'avenir, il n'y a pas de recapitalisation à l'ordre du jour, mais Jean-Pierre Farandou laisse l'État décider s'il souhaite intervenir ou pas dans le capital. Une décision est attendue dans le courant de l'année prochaine.



Tags : SNCF

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