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SnapChat : valorisation de 10 milliards de dollars… sans chiffre d’affaires ?





Le 28 Août 2014, par

Le risque d’une nouvelle bulle informatique comme celle qui avait explosé au début des années 2000 se fait de plus en plus oppressant. Car de plus en plus de signes montrent des investissements un peu paradoxaux. SnapChat en est un des derniers exemples la start-up dont le public est grandissant serait valorisée 10 milliards de dollars. Mais pour l’instant elle n’engrange pas de revenus.


cc/flickr/carl reather
cc/flickr/carl reather
Facebook avait déjà vu le potentiel de SnapChat et Mark Zuckerberg avait tenté un rachat. C’était à la fin de 2013 quand le jeune milliardaire avait proposé 3 milliards de dollars pour acquérir l’application de messagerie instantanée éphémère. SnapChat avait poliment refusé l’offre ce qui avait étonné tout le monde. Mais peut-être que la petite start-up avait raison.

Depuis cette tentative de rachat, les investisseurs se sont empressés d’apporter des capitaux à SnapChat. Quelques 180 millions d’euros ont été injectés dans la trésorerie de l’entreprise par divers investisseurs comme Kleiner Perkins Caufield & Byers, Benchmark Capital, Tencent Holdings et autres.

De fait, SnapChat attire la curiosité et, finalement, selon le Wall Street Journal, sa valorisation serait estimée à 10 milliards de dollars, malgré l’échec de l’entrée au capital du géant chinois Alibaba.

Problème : SnapChat a un business modèle qui ne génère quasiment aucun revenu pour l’instant. L’application est gratuite, ce qui a permis d’attirer plus de 100 millions d’utilisateurs en moins de trois ans (SnapChat a été fondée en 2011), mais la publicité y est quasiment absente.

On sait déjà que la publicité est en phase de test et devrait rapidement arriver sur SnapChat, mais quand on compare la valorisation de SnapChat à celle d’Uber, qui était également de 10 milliards de dollars en mai 2014 (17 milliards de dollars en juin 2014), on remarque qu’elle est identique. Sauf qu’Uber avait un business model fleurissant à ce moment-là.


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


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