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Taxe foncière : mieux vaut habiter Paris pour payer moins cher





Le 19 Août 2021, par Olivier Sancerre

Les propriétaires l'oublient parfois, mais la taxe foncière payable annuellement ne les oubliera pas ! Selon une nouvelle étude, pour payer l'impôt le moins élevé, mieux vaut habiter à Paris qu'ailleurs…


Pas de logique apparente pour la taxe foncière

C'est le paradoxe de la taxe foncière : elle revient moins cher à Paris que dans d'autres métropoles françaises. Une étude de Meilleurstaux.com évoquée par BFM Immo rapporte ainsi que le montant de cet impôt est de 745 € seulement dans la capitale, contre 1.533 € à Montpellier, ville la plus chère du palmarès. Celui-ci repose sur l'exemple type d'un couple avec deux enfants qui achète un logement de 70 mètres carrés.

Dans les 19 autres villes analysées en fonction de cet exemple, la taxe foncière sera plus élevée : 867 € à Lille, 1.181 € à Reims, 1.340 € à Toulouse, 1.491 € à Bordeaux… En moyenne, la taxe foncière revient à 1.220 € par par an, soit 101 € par mois. Un chiffre en hausse constante : il était en effet de 92 € en 2018 et de 98 € en 2020. Les fiscalités locales, privées de la taxe d'habitation, se reportent sur la taxe foncière.

Révision des valeurs locatives cadastrales en 2026

Mais cela n'explique pas les différences sensibles entre les montants, alors que le classement de l'étude montre que les taxes foncières sont globalement plus élevées dans les villes moyennes, à l'inverse du prix du mètre carré. Une des raisons est que le nombre d'entreprises est moins élevé là où la taxe foncière est la plus chère. Mais surtout, le calcul de cet impôt se base sur la valeur cadastrale des logements construits dans les années 1970, une donnée qui a certes évolué avec l'inflation, mais qui ne reflète plus la vraie valeur des logements.

Une révision générale des valeurs locatives cadastrales va avoir lieu en 2026. Ce sera l'occasion de réviser le montant de la taxe foncière, parfois à la baisse comme ce sera sans doute le cas pour les logements construits dans les années 70, et à la hausse dans les centres historiques. Il faut en effet s'attendre à une augmentation de 15% pour les logements construits avant 1950, et de 20% pour ceux remontant à avant 1920.



Tags : immobilier

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