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Tereos, un acteur mondial de l’agro-alimentaire en phase avec la société civile





Le 27 Novembre 2020, par La Rédaction

Circuits courts au plus près des territoires, réduction de l’empreinte carbone, nouvelles technologies au service de l’environnement… Tous secteurs confondus, les entreprises françaises suivent les grandes tendances de l’économie. Certaines ont même pris une longueur d’avance, comme le sucrier Tereos, nº2 mondial de sa catégorie.


La tendance de fond est puissante. Les Français, tous horizons confondus, veulent remettre l’humain et l’environnement au cœur du fonctionnement de la société : dans les villes comme dans les campagnes, dans les entreprises de service comme dans les industries. Et ces Français ont un pouvoir fort : ce sont des consommateurs. Par leur simple acte d’achat, ils peuvent influer sur les piliers de l’agroalimentaire et de la distribution. La généralisation du bio en supermarché – à des prix de plus en plus abordables – n’est que la partie visible de l’iceberg. Car pour répondre à ces nouvelles aspirations, les acteurs des industries agroalimentaires, comme la coopérative sucrière Tereos, ont opéré des changements de cap ces dernières années dans leurs modes de production, et l’ensemble de leurs opérations sur le terrain. Et ce n’est pas fini.
 

L’environnement au cœur des préoccupations

Oui, les Français ont pris conscience que les lignes devaient bouger. Quelque 77% d’entre eux plébiscitent la transition écologique en cours, selon une enquête No Com-Ifop-JDD parue dans le Journal du Dimanche en juin dernier. Ils sont même 56% à « préférer un pays qui va faire le choix d’un autre modèle de développement avec comme objectif la préservation des ressources naturelles » à un pays plaçant au cœur de ses priorités davantage de croissance. Et la récente crise sanitaire du printemps dernier a même boosté certains secteurs, telle que la distribution en circuit court. Depuis, partout en France, les magasins locaux ont le vent en poupe. « Cette crise nous rappelle que la diversité est la clé, à la fois dans les productions mais aussi dans les méthodes de commercialisation », explique Jean-Paul Gabillard, secrétaire national à la FNAB (Fédération nationale d’agriculture biologique), dans les colonnes de Libération. Les Français vont même encore plus loin, comme le souligne un sondage Odoxa-Comfluence : 93% des Français souhaitent que l’autonomie agricole de la France soit privilégiée à l’issue de la crise de la Covid-19.

Parmi les autres grands thèmes de la transition écologique, la réduction de l’empreinte carbone et une meilleure gestion de l’énergie sont également des sujets qui touchent une majorité de Français. Pour accompagner ce nouvel élan, les grandes entreprises ont poussé la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) au cœur de leur stratégie. La récente Loi Pacte a d’ailleurs mis ce point précis au cœur de la réforme : désormais, les entreprises doivent inscrire leur « raison d’être » dans leurs statuts.

Si, selon le barème Ifop réalisé en 2019 pour le Forum de Giverny, seuls 33% des personnes interrogées savent ce qu’est la RSE, ce chiffre est en constante augmentation. D’autant plus que les 18-24 ans se sentent de plus en plus concernés (42%). Pour 34% des sondés, « la raison d’être des entreprises peut inciter ces dernières à se décentrer des seuls objectifs financiers, pour s’orienter vers l’intérêt général ». Plus les entreprises pousseront loin leur politique de RSE, plus les Français y seront réceptifs. Elles ont donc un rôle de locomotives à jouer dans la société, et certaines l’ont bien compris.
 

Tereos, en avance sur son temps

Les enquêtes d’opinion successives vont dans ce sens, comme celle réalisée par le cabinet Advent pour Capital : « L’image écoresponsable d’une marque donne désormais très envie d’acheter ses produits ou d’y travailler. On est passé du “nice to have” au “must have” », explique Jérôme Neveu, le président d’Advent. Dans le Top 10 des entreprises les plus vertueuses connues du grand public en France, on retrouve donc de nombreuses enseignes de la distribution comme Naturalia, Leclerc ou Intermarché ou encore des entreprises comme EDF qui ont mis les énergies vertes au cœur de leur développement. Mais d’autres, moins connues de la majorité des Français, agissent sur le terrain depuis longtemps, grâce à leur approche pluridisciplinaire du développement durable. C’est le cas de la coopérative sucrière Tereos, nº1 français et nº2 mondial du sucre.

Faisons les présentations rapidement : né en 2002 du rachat de Beghin-Say par Union SDA, Tereos regroupe aujourd’hui 23000 salariés et 12000 cultivateurs adhérents. Avec 4,475 milliards de tonnes produites en 2019, l’entreprise française se classe donc au second rang mondial de son secteur. « Afin de proposer une offre alimentaire de qualité, nous nous engageons à chaque étape de fabrication du produit, du champ au consommateur, expliquait en 2017 Alexis Duval, président du directoire de Tereos. C’est cela qui nous permet d’appuyer notre croissance sur un modèle véritablement durable qui place l’économie circulaire au cœur de ses actions. » Depuis, Tereos n’a pas hésité à appuyer sur l’accélérateur avec le plan de performance du groupe, Ambitions 2022.

Malgré une conjoncture mondiale difficile, le groupe affiche de bons résultats opérationnels, et des objectifs chiffrés pour aller plus loin dans la transition écologique, grâce notamment à des certifications comme le label ISO 50001 pour la meilleure gestion de la consommation d’énergie de ses usines. « Tereos a poursuivi avec succès la mise en œuvre de sa transformation stratégique », poursuit aujourd’hui Alexis Duval. Sur le plan énergétique, Tereos a atteint au cours de l’exercice 2019-2020 le seuil symbolique de 50% d’énergies renouvelables dans son mix énergétique grâce à la croissance de son activité d’électricité verte au Brésil, l’inauguration de deux unités de cogénération en France et en Indonésie, ainsi que celle d’un méthaniseur de grande taille au Brésil. » Si les investissements à l’étranger continuent de se développer, les territoires français restent prioritaires dans la stratégie de l’entreprise basée à Moussy-le-Vieux, en Seine-et-Marne.

Sur le terrain en France, Tereos multiplie les efforts, à la fois vers ses salariés et vers tous les acteurs de son écosystème direct. En 2018 par exemple, l’entreprise a mené une vaste campagne de sensibilisation aux enjeux de la RSE à l’attention de ses milliers de salariés. Et pour asseoir son ancrage dans les régions, la coopérative multiplie également les opérations d’accompagnement en faveur des agriculteurs français, pour promouvoir les nouvelles pratiques agricoles durables. « Sur l’ensemble de ses sites, Tereos déploie d’ambitieux projets de compétitivité commerciale, opérationnelle et industrielle, précise l’entreprise. Le développement durable et l’économie circulaire sont au cœur de la performance du groupe pour garantir une offre durable et de qualité. La chaîne de production de Tereos s’inscrit dans un cercle vertueux de transformation, qui valorise près de 99% de la matière première transformée. » Dans son domaine, où la question de la sécurité alimentaire occupe une place centrale, Tereos n’a eu de cesse d’améliorer ses processus. Cet effort constant a été consacré par la certification FSSC 22000 qui porte notamment sur les « exigences mutualisées des distributeurs et des industriels en matière de sécurité des aliments ».
 

Une démarche sans cesse renouvelée

Tereos précède la tendance. Et la coopérative s’active tous les fronts : au printemps, elle mettait son appareil de production au service de l’intérêt général pour la fabrication de gel hydro alcoolique, avec une augmentation de 60% de l’alcool produit à l’attention des pharmacies. Cette année également, elle a rejoint le projet de développement durable des biocarburants dans la région Grand-Est, l’industrie sucrière – productrice d’éthanol – étant en pointe dans la fabrication de carburants décarbonés. En 2021, Tereos se lancera dans la production de sucre à partir de betteraves à Haute valeur environnementale (HVE)…

Et la liste ne s’arrête pas là, puisque la démarche s’étend même aux relations avec les banques. Ainsi en 2020, Tereos a obtenu au Brésil un emprunt dont le taux d’intérêt peut évoluer à la baisse, en fonction de l’atteinte d’objectifs environnementaux dûment constatés par un organisme indépendant. Parmi les 4 critères retenus figure notamment, emblématique de la démarche, « la réduction annuelle des émissions de GES par tonne de canne à sucre traitée ».

Des efforts multiples qui non seulement répondent à des besoins exprimés, mais s’inscrivent dans une vision globale des rapports entre économie et société.
 




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