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Tourisme : moins de contrôles de la DGCCRF pour les restaurants et les hôtels cet été





Le 19 Août 2020, par François Lapierre

Les contrôles de la direction de la répression des fraudes (DGCCRF) ont été moins soutenus cet été dans la restauration et l'hôtellerie. Le gouvernement souhaite réduire la pression dans le secteur du tourisme.


Des contrôles pour la pédagogie

Alors que les restaurants, les hôtels ou encore les marchés subissent toujours les conséquences de la crise sanitaire, le gouvernement n'a pas voulu en rajouter sur les contrôles menés par les agents de la DGCCRF cet été. D'après France Inter, le ministère de l'Économie a divisé par deux le nombre des contrôles sur les lieux de vacances. Il y en aura environ 10.000 cet été. Les contrôleurs sont aussi invités à faire preuve d'une certaine clémence, ce qui se lit dans les chiffres : près de 8 contrôles sur 10 se sont terminés par un rappel à la loi, alors qu'habituellement le ratio est plutôt de deux contrôles sur trois.

À Bercy, c'est la pédagogie qui prime même si c'est surtout la santé économique du secteur qui préoccupe. Selon un conseiller ministériel, il s'agissait de mettre « un peu moins de pression » sur des professionnels du tourisme qui ont été éprouvés par le confinement. La DGCCRF se veut donc plus compréhensive envers les commerces cet été. Les contrôles sont cependant plus ciblés en fonction des plaintes des consommateurs.

Plan de soutien de 18 milliards d'euros

Les hôteliers et les restaurateurs en particulier ont subi de plein fouet les mesures de restriction des déplacements visant à endiguer l'épidémie. Les pouvoirs publics ont fait fermer l'ensemble des établissements, provoquant une chute drastique des chiffres d'affaires. Le gouvernement a multiplié les dispositifs de soutien : le chômage partiel qui a évité une avalanche de licenciements, le fonds de solidarité, le report puis l'exonération des cotisations sociales pour les TPE/PME, un prêt garanti par l'État pour compenser les pertes de la saison, l'annulation des loyers et des redevances d'occupation du domaine public, le report des échéances de crédit… 

Il faudra davantage encore pour éviter l'effondrement du secteur : le gouvernement a mis sur la table un plan de relance doté de 18 milliards d'euros, partagés entre subventions, prêts et investissements. Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'État au Tourisme, a évoqué l'impact immédiat du coronavirus à au moins 30 à 40 milliards d'euros pour les entreprises du secteur, qui génèrent habituellement 180 milliards d'euros de recettes.



Tags : tourisme

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