Journal de l'économie

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Toutes les complémentaires santé ne jouent pas le jeu de la transparence





Le 30 Novembre 2020, par Olivier Sancerre

Les complémentaires santé sont dans le collimateur de l'UFC-Que Choisir, qui a mis en demeure cinq organismes ne respectant pas l'obligation d'information auprès des assurés.


Cinq complémentaires dans la ligne de mire

Depuis le 1er septembre, les complémentaires santé ont obligation de publier le taux de redistribution. Il s'agit du ratio entre le montant des prestations versées et le montant des cotisations collectées par l'organisme. L'UFC-Que Choisir a enquêté et découvert que sur les 29 complémentaires les plus importantes en France, cinq d'entre elles ne respectaient pas cette obligation, dont la GMF et le Crédit Agricole : elles n'indiquent nulle part dans leurs devis le taux de redistribution, assure l'association de défense des consommateurs. Par ailleurs, pour établir un devis, cinq autres complémentaires exigent de prendre contact avec un commercial.

Le taux de redistribution est pourtant une « boussole indispensable et obligatoire pour comparer les offres de marché », relève l'UFC-Que Choisir. C'est d'autant plus vrai qu'à compter du 1er décembre, il sera possible de changer à tout moment de complémentaire santé. Les assurés doivent donc avoir toutes les cartes en main pour faire le meilleur choix. C'est pourquoi l’association met en demeure cinq organismes complémentaires de se conformer au plus vite à cette obligation d’information : le Crédit Agricole, la GMF, Malakoff Humanis , MNH et MNT.

Des frais toujours plus élevés

Et pour les complémentaires qui jouent le jeu de la réglementation, il y a encore beaucoup de travail : dans 21% des cas, les ratios étaient rédigés en « police microscopique, et particulièrement dissimulés ». Chaque devis doit contenir sa propre interprétation des ratios, ce qui au passage rend les comparaisons difficiles. Malgré tout, l'UFC-Que Choisir a pu déterminer que 76,2% des cotisations reviennent aux assurés en moyenne.

Les frais de gestion sont « toujours aussi lourds », ils s'établissent à 21% en moyenne, et jusqu'à 30% (des chiffres qui ne prennent pas en compte les taxes payées par les assurés). « En réalité, par rapport aux cotisations taxes comprises, le retour moyen aux assurés dépasse à peine les deux-tiers (67,3%) », soulève l'association. 




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