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Transports en commun : la baisse de la fréquentation, une opportunité





Le 8 Février 2021, par François Lapierre

Les transports en commun vont ressortir profondément transformés de la crise de la COVID-19. De nouvelles habitudes ont été prises et la fréquentation ne sera plus la même qu'avant la crise.


Chute spectaculaire de la fréquentation

La fréquentation dans les transports en commun — bus, métro, tramways, etc. — a connu beaucoup de bas l'an dernier. Durant le premier confinement du printemps, elle n'a été que de 7 % de son niveau habituel. Puis en juin, elle s'est rétablie à 50 %, et jusqu'à 80 % avant le deuxième confinement du mois de novembre. Selon les chiffres donnés par Thierry Mallet, le président de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP), on en est actuellement entre 55 % et 65 % d'un niveau normal. Celui qui est aussi le directeur général de Transdev a expliqué au micro de France Inter que la baisse va être durable et que les sociétés de gestion des transports doivent s'y préparer.

Il faudra d'abord gérer les pertes : le secteur a perdu entre 3,4 à 4 milliards d'euros en raison de la diminution des recettes issues de la vente des tickets. L'UTP et l'ensemble des représentants des entreprises se disent très vigilantes par rapport aux exigences de l'État qui souhaite maintenir une offre élevée de transports en commun. Ce qui signifie des compensations.

Le télétravail change la donne

Au-delà, Thierry Mallet estime que les changements de comportements des usagers sont là pour durer. Il y a ces passagers « qui ne veulent plus reprendre les transports par peur », et il y a également tous ceux qui ont définitivement choisi le télétravail et qui, logiquement, ont des besoins en termes de transports en commun beaucoup plus réduits qu'auparavant. C'est « une opportunité » selon le dirigeant : cela va permettre « d'alléger les pointes et de permettre aux gens de faire une mobilité choisie plutôt que subie ».

L'offre de transports pourra être redistribuée, du centre-ville en périphérie. Les habitants y gagneront en pouvoir d'achat (prendre le bus revient moins cher qu'avoir une voiture) et en confort. À Paris et en Île-de-France, le télétravail permettrait de réduire le trafic de 10 %, selon des projections d'Île-de-France Mobilités. De quoi redonner un peu d'air à un réseau de transports en commun complètement saturé.




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