Journal de l'économie

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Une Fintech pour son assurance vie ?





Le 23 Août 2021, par Partenaire

Ces dernières années ont été marquées par l'émergence de nombreuses startups dans le domaine financier. Paiement, épargne, financement des entreprises, crédit,.. aucun service bancaire n’est épargné de par cette vague d'innovations. Chaque verticale de la banque se voit ainsi disputée par une poignée de jeunes pousses avec une vision généralement commune : rendre plus simple et plus accessible les services financiers. L’assurance vie n’est pas épargnée : les nouveaux acteurs sont nombreux à se disputer le marché. Mais qu'apportent-ils vraiment ? Devez-vous ouvrir une assurance vie auprès d'une Fintech ? Décryptage.


Image Pixnio
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L’assurance-vie simplifiée

L’assurance vie est un produit d’épargne qui souffre d’un déficit de simplicité. Rien que son nom trompe beaucoup d'épargnants qui mélangent assurance vie et assurance décès. Cela ne s’arrête pas là, l’assurance-vie a ses propres codes, son propre vocable : “ fonds euros” est employé pour désigner un fonds à capital garanti, “unités de compte” désignent les supports d’investissement en bourse, et “rachat” est employé à la place de retrait. Jusqu’à maintenant, les efforts des banques pour rendre plus accessible ce produit d'épargne ont donc été modestes.

L’ assurance vie est pourtant une enveloppe fiscale avantageuse, souple et très utile pour investir en bourse. Les Fintech du secteur ont donc axé leur développement sur la simplicité et l’accompagnement. Elles proposent ainsi un parcours digital qui se concentre sur les besoins des clients afin de conseiller le portefeuille boursier le plus adapté. Ensuite, l’épargnant n’a plus grand-chose à faire : en mode autopilote, son épargne est gérée par les algorithmes de la startup.

La chasse aux frais

Au-delà de son apparente complexité, l’assurance vie est aussi marquée par des conditions tarifaires à rallonge et des frais à tous les niveaux :
  • frais d’entrée ;
  • frais de gestion ;
  • frais d’arbitrage ;
  • frais propre à chaque support d’investissement.
 
Dans les conditions de marché actuelles où les taux sont extrêmement bas, l’impact négatif des frais se fait d'autant plus ressentir. Là encore les Fintech bousculent les habitudes des grandes banques de réseaux en supprimant les frais d’entrée et les frais d’arbitrage. La plupart proposent, par ailleurs, des supports d’investissement à frais réduits; appelés ETF ; des fonds d’investissement cotés en bourse dont l’objectif est de répliquer la performance des indices boursiers. Comme le fait remarquer Finance Héros dans son comparatif pour trouver la meilleure assurance vie, les banques de réseaux sont deux à trois fois plus chères que les Fintech et les courtiers en ligne indépendants.

Les assureurs historiques restent aux manettes

Malgré cette nouvelle vague qui bouscule le marché de l’assurance vie, les assureurs ne s’inquiètent pas. En fait, leur part de marché n’est pas remise en question. Et pour cause, Fintech et assureurs travaillent ensemble. Jusqu’à présent, toutes ces jeunes pousses ont une activité de courtage. Elles n’ont donc pas l’autorisation de créer leur propre assurance vie. Au lieu de cela, elles doivent s’associer à des compagnies d’assurance pour commercialiser leur produit.

Les banques, qui agissent généralement en tant que courtier et en tant qu’assureur via une de leurs filiales ne se sentent pas non plus très menacées. L’assurance vie a en effet le défaut de ne pas être transférable. Leurs clients sont donc “coincés” et elles continuent à se partager le gros des 1700 milliards d’euros d’épargne de l’assurance vie. La révolution du secteur est encore loin.



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