Journal de l'économie

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Une contraction du PIB entre 8% et 9% en 2020





Le 14 Avril 2020, par Olivier Sancerre

Les prévisions économiques ne cessent de se noircir au fur et à mesure que le confinement se prolonge. Bercy a annoncé que la contraction du PIB sera plus importante qu'annoncé la semaine dernière.


La tableau noir de l'économie française

Les mesures de confinement et l'activité économique au ralenti vont provoquer une récession encore plus forte que prévu. La semaine dernière, Bruno Le Maire avait évoqué une contraction du produit intérieur brut de 6%. Elle sera finalement comprise entre 8% et 9%, selon que l'on interroge le ministre de l'Économie ou son collègue de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin. « Le confinement est plus long que ce qui pouvait avoir été anticipé, évidemment ça aura un impact plus fort sur notre croissance nationale », a expliqué Bruno Le Maire sur BFMTV. Il a ajouté qu'il aimerait être « certain » que le pays en reste là. Mais la situation ne reviendra pas à la normale dès le 11 mai, jour de la levée progressive du confinement.

Sur Franceinfo, Gérald Darmanin se veut encore plus pessimiste, évoquant une contraction de 9% du PIB. « Chaque jour, chaque semaine de confinement qui est appliqué au pays, fait effectivement aggraver les finances publiques », a-t-il indiqué. La dette devrait grimper à 115% au lieu des 112% initialement annoncée il y a quelques jours. Le plan d'urgence va lui augmenter de 10 milliards d'euros, à 110 milliards. L'enveloppe était de 45 milliards au début du confinement. « Ce n'est pas parce qu'il y a un incendie qu'on rationne les litres d'eau », ajoute-t-il…

Une dette de 115% du PIB

Le ministre des Comptes publics précise que ces chiffres sont « provisoires et indicatifs » : l'épidémie n'est pas terminée, rappelle-t-il, et « il va falloir du temps ». Pour ceux qui s'inquiètent du remboursement de cette dette, Gérald Darmanin exclut une hausse des impôts : « La solution ne peut pas être dans l'augmentation des impôts parce qu'elle viendrait contredire profondément ce qu'a fait le président de la République depuis les trois premières années de son mandat ».

De même, il n'est pas question de reporter la suppression de la taxe d'habitation, qui doit être annulée pour les ménages les plus aisés en 2022. Le gouvernement mise beaucoup sur la reprise de l'activité : les 24 milliards d'euros pour le chômage partiel seront une dette provisoire qui « s'effacera quand les gens reprendront le travail », explique le ministre. « Quand il y aura reprise, les gens pourront de nouveau payer leurs impôts et leurs charges », précise-t-il encore.



Tags : croissance

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