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Viande de cheval : six après le scandale, le procès





Le 21 Janvier 2019, par Marie-Eve JAMIN

Le procès dit « de la viande de cheval » s’ouvre ce lundi à Paris. Deux ex-dirigeants de l'entreprise française Spanghero et deux intermédiaires sont jugés pour avoir substitué du cheval à du bœuf dans des plats préparés.


Le procès de la viande de cheval enfin ouvert

Six ans après le scandale européen des lasagnes à la viande de cheval, quatre personnes sont jugées à partir de lundi 21 janvier au tribunal de Paris. Il s'agit de deux anciens dirigeants de l'entreprise Spanghero et de deux négociants en bestiaux de nationalité néerlandaise. Ils doivent répondre de deux chefs d'accusation : « escroquerie en bande organisée » et de « tromperie ». 

Pour rappel, en 2012, 750 tonnes de viande avaient été présentées et commercialisées comme étant du steak haché 100% pur boeuf. En réalité, les plats étaient préparés à base de viande de cheval. Les étiquettes des plats préparés étaient donc changées. Et ce scandale s'étendait à l'échelle européenne. Heureusement, contrairement à la maladie de la vache folle, ici pas de conséquences sur la santé des consommateurs.

Les étiquettes ont changé : la provenance de la viande doit apparaître

Ce sandale sanitaire a, en revanche, mis en lumière des circuits d'approvisionnement de la viande très opaques et, ce, sur tout le continent. Et notamment, tout le monde découvre ce que l'on appelle dans le milieu  «  le minerai de viande » : un aggloméré de bas morceaux que l'on retrouve dans de nombreux plats cuisinés comme les lasagnes en barquettes. 

Seul point positif de cette affaire, les professionnels ont renforcé leurs auto-contrôles. Pendant deux ans, la direction de la répression des fraudes a effectué des centaines de prélèvements et en 2017, les étiquettes ont changé, à la demande de l'association interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev). Il y a désormais plus d'informations pour le consommateur, concernant la provenance de la viande qui est devenue obligatoire, mais seulement en France.

Mais au final, des professionnels estiment que les efforts ne sont pas assez grands. « Ce qui a changé avec le scandale de la viande de cheval, c’est le retentissement qu’a eu l’affaire, estime Christophe Brusset, ancien industriel du secteur et auteur de Et maintenant on mange quoi ?. Quelques années auparavant, en 2001, vous aviez eu un scandale du même type, avec des raviolis au bœuf qui contenaient en fait de la dinde. Il y avait eu quelques articles, mais ça n’avait pas été plus loin. L’affaire de 2013 a contribué à faire changer les mentalités chez les consommateurs et les associations ».

 




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