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66% des Français estiment travailler avec des collègues gênants





Le 9 Mai 2019, par Paul Malo

Jusqu'à quel point les Français tolèrent certains collègues pénibles au travail ? Qapa, l'agence d'intérim 100% online, a mené l’enquête…


La gêne, un motif de licenciement valable

C’est bien connu, l’enfer, c’est les autres ! Un adage qui se vérifie apparemment également au bureau si l’on en croit les résultats de la dernière enquête menée par Qapa.ff auprès de 4,5 millions de candidats concernant leur tolérance face à la gêne pouvant être occasionnée par certains collègues. Des résultats qui montrent très peu d'indulgence et peut-être un manque de communication dans bien des entreprises… En effet, à la question « Travaillez-vous avec des collègues qui sont gênants ? »,66% des Français répondent par l'affirmative. Paradoxalement ou évidemment, seulement 11% des Français pensent être gênants pour les autres… Les femmes sont même plus nombreuses à le penser avec 71% de représentativité quand les hommes sont 62%. Et cela peut aller très loin : Pour 56% des Français, la gêne peut représenter un critère valable de licenciement.

Même si certaines personnes peuvent avoir des attitudes très pénibles au travail, plus de 53% des Français ont un peu de mal à leur dire franchement. Cependant, les femmes semblent plus directes puisqu'elles sont 52% à avouer être capables de notifier à un collègue que celui-ci fait trop de bruit alors que les hommes ne sont que 41% dans ce cas. Mais 31% des femmes n'osent reprendre qu'un collègue grossier et 29% des hommes les monologues. Enfin, 48% des femmes et plus de 56% des hommes avouent médire sur leurs collègues. La gêne occasionnée par un collaborateur fait partie des sujets de conversation de 52% des Français,  48% des femmes et plus de 56% des hommes avouant parler entre collègues de ce qui les gêne chez un autre collaborateur.


 

 

Le pire : les coups de fil privés

Parmi toutes les actions qui peuvent déranger une personne, le palmarès revient aux discussions téléphoniques privées pour plus de 21% des Français, juste devant les bruits corporels ainsi que les plaintes, râles et grognements avec 20%. Mais dans le détail, 30% des femmes sont plus sensibles aux odeurs corporelles et 28% aux manifestations du corps de leur collègue. De leur côté, 29% des hommes sont plus dérangés par les discussions téléphoniques privées et 25% par les monologues incessants.

Lorsqu'il faut reprendre un collègue, le classement des gênes change de façon surprenante. Ainsi, 31% des femmes sont capables de notifier à une personne son manque de savoir-vivre et ses grossièretés et 26% leur gêne occasionnée par ses bruits corporels, mais plus par les odeurs. Pour les hommes, 29% réagissent en cas de monologues incessants ou bien 21% en cas de manque de respect pour les autres et n'osent pas réagir aux coups de fil privés.
 




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