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À Paris, les terrasses éphémères vont devenir pérennes





Le 9 Juin 2021, par Olivier Sancerre

Les terrasses éphémères qui fleurissent devant les établissements parisiens sont parties pour durer. La Mairie de Paris va mettre en place un règlement qui permettra aux professionnels de conserver leurs installations une bonne partie de l'année, mais ils devront payer.


De l'espace en plus pour les établissements

C'est l'une des solutions imaginées par les autorités pour soutenir les établissements (restaurants, cafés, bars) suite au premier déconfinement de mai 2020 : les terrasses éphémères. À Paris, les professionnels ont la possibilité de s'étendre sur les places de stationnement devant leur façade, et même de mordre sur l'espace situé devant les commerces voisins (avec leur accord). La Mairie de Paris n'a pas été insensible au succès de cette initiative et compte la pérenniser.

Les établissements pourront donc avoir une terrasse éphémère entre le 1er avril et le 31 octobre, et ce jusqu'à 22h afin d'éviter au maximum les nuisances sonores pour le voisinage. Les systèmes de musique amplifiée sont proscrits, tout comme « les toits, les bâches, les barnums, le bois de palette, la publicité seront interdits », explique Olivia Polski, adjointe au commerce. En revanche, les parasols et les structures végétalisées sont encouragés par la Mairie, qui organisera d'ailleurs un concours des plus belles terrasses.

Gratuité jusqu'à fin septembre

Les établissements devront déposer une demande d'autorisation en ligne auprès de la mairie d'arrondissement (une fois le feu vert en poche, la reconduction sera tacite). Les professionnels qui ne respecteraient pas les règles s'exposent à des amendes et à des sanctions pouvant aller jusqu'au retrait de l'autorisation de la terrasse extérieure. Par ailleurs, des verbalisations auront lieu dès cet été.

L'exploitation des terrasses actuelles restera gratuite jusqu'à la fin du mois de septembre, a aussi annoncé la Mairie malgré le manque à gagner pour les finances municipales (plus de 40 millions d'euros). Les exonérations auraient dû s'arrêter au 30 juin, mais devant les demandes des établissements fortement touchés par la crise sanitaire, la Mairie a fait un geste.



Tags : restauration

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